Par Sylvaine Luckx le 09/09/2010

Selon l’enquête, 65% des internautes ont été victimes d’un acte malveillant sur Internet. Le chiffre montre à 83% en Chine, 73% au Brésil et en Inde, et 73% aux Etats-Unis.
La seconde partie du rapport s’attache à analyser l’état d’esprit des internautes victimes d’arnaques. 58% ressentent de la colère, 29% de la crainte, 26% de l’impuissance et 78% de la culpabilité. Les gens se sentent coupables de ne pas avoir mis en place les protections nécessaires. Marian Meritt, porte-parole de Symantec, déclare que «
54% des internautes ont admis qu’ils auraient dû faire preuve de plus de prudence avant de répondre à ce qui était une escroquerie ». 12% des victimes ont déclaré que l’incident était entièrement de leur faute.
Un grand fatalisme s’attache aux internautes, qui s’attendent à ce que le problème ne soit pas résolu en justice : 80% des internautes interrogés indiquent ne pas s’attendre à ce que les escrocs responsables de leurs méfaits soient traduits en justice. Plus grave, la plupart ne voient pas l’intérêt de déclarer le problème aux autorités. 44% contactent leur banque, et 34% leur fournisseur de messagerie en ligne.
L’enquête conclut sur une note alarmante : les internautes eux-mêmes sont des cybercriminels qui s’ignorent à peine. Ainsi, selon Symantec, près de la moitié du panel a indiqué qu’il considère comme légal «
le fait de télécharger un morceau de musique, un film, ou un album sans le payer », et 80% des personnes interrogées ont estimé qu’il était «
acceptable » de regarder secrètement la messagerie d’autrui.
Parmi les idées qui circulent, le fait que le Web soit un espace de liberté où tout est permis est un mythe qui a la vie dure.