Des alertes ont été publiés au sujet de Stuxnet un virus informatique particulièrement dangereux susceptible d’attaquer la centrale nucléaire iranienne de Bushehr. Les responsables iraniens nient toute attaque de ce virus contre la centrale.
Selon l’Express, les autorités iraniennes ont démenti dimanche que la centrale et les systèmes gouvernementaux aient été affectés par un virus informatique. Selon Reuters, un responsable a même accusé l’Occident de se livrer à une « guerre électronique contre son pays ».
Le virus était reconnu comme potentiellement très dangereux par une équipe de Symantec, qui estimait qu’il ne s’agissait pas là du travail d’une seule personne, mais d’une équipe constituée ayant travaillé plusieurs mois dessus.
Le virus a infecté les ordinateurs personnels de certains employés de la centrale, et environ 30.000 fournisseurs d’accès à Internet.
Selon Mahmoud Jafari, le directeur de la centrale de Bushehr, « une équipe est en train d’examiner plusieurs ordinateurs pour les débarrasser de ce logiciel malveillant. (…). Les systèmes principaux de la centrale n’ont pas été endommagés » a déclaré ce dernier a l’agence de presse officielle Irna.
Reza Taqipour, Ministre des Télécommunications, a assuré que le virus n’était pas parvenu à « pénétrer ou à provoquer d’importants dégâts dans les systèmes gouvernementaux », a rapporté le journal Iran Daily.
Un responsable de la société américaine Symantec estime que 60% des ordinateurs infectés par ce virus se trouvent en Iran. La tentative d’espionnage ou d’attaque de la centrale n’est donc pas à exclure, selon des sources occidentales.
Le virus Stuxnet ne fait que raviver la tension qui existe entre l’Iran et les pays occidentaux. « Le virus espion Stuxnet a été créé dans le cadre de la guerre électronique déclarée par l’Occident contre l’Iran », a déclaré Mahmoud Liayi, secrétaire du Conseil des Technologies de l’Information au sein du Ministère de l’Industrie, cité par l’Iran Daily.
Toute cette affaire, sur fond de tension entre l’Iran et les pays occidentaux, montre que la guerre électronique contre les infrastructures SCADA est on ne peut plus d’actualité. Les nouvelles stratégies de guerre sont en marche.