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mardi 22 mai 2012   || Inscription
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Décidément, Stuxnet n’en finit pas de faire parler de lui. Ce virus, qui a touché 30000 PC en Iran, et qui se serait aussi attaqué à d’autres pays comme la Chine et le Pakistan, oblige l’Iran à demander l’aide de firmes occidentales.


De nouvelles versions du virus

Jacques Benillouche, journaliste indépendant et auteur du blog Temps et Contretemps, dont nous avons déjà mentionné les thèses, cite un communiqué de l’agence officielle iranienne l’IRNA (Islamic Republic News Agency), qui a publié les explications de Hamid Alipour, directeur adjoint de la société d’état iranienne des technologies informatiques, lequel précise que « nous surveillons et nous contrôlons le développement du virus. Nous avions prévu de l’éliminer en deux mois, mais il n’est pas stable, et trois nouvelles versions sont apparues depuis que nous avons commencé les opérations de nettoyage ». Selon Jacques Benillouche, « ce virus recherche dans les ordinateurs qu’il infecte le système de supervision de l’Allemand Siemens, Win CC, qui sert au contrôle des oléoducs et des plates-formes pétrolières, des centrales électriques et d’autres installations industrielles. Sa fonction serait d’entraîner par sabotage informatique la destruction physique des installations touchées, ou, au moins, la désorganisation des programmes internes pour en modifier le fonctionnement ».

La marque du Mossad ?

Stuxnet contiendrait des références à la Bible et aux Juifs. Certains y voient la preuve de l’implication  d’Israël dans cette attaque, d’autres une manipulation médiatique destinée au contraire à nuire à Israël. Le contexte international est complexe et ne prêche pas en vertu d’une version ou d’une autre, si ce n’est que tous les experts s’accordent à souligner la complexité du virus et le fait qu’il n’est pas l’œuvre de hackers isolés, mais au contraire le fruit d’une réflexion élaborée, plus à la portée d’un Etat que d’un groupe isolé. Certains y verraient la marque du Mossad.

Un appel à l’aide internationale

Toujours d'après Jacques Benillouche, la centrale de Bushehr a bien été attaquée, malgré les démentis officiels. Il souligne aussi que les Iraniens ne parviendraient pas à isoler les virus, et sont obligés de faire appel à l’aide internationale. Ceci les oblige à fournir la liste précise des centres attaqués et leur localisation. Elle impliquerait surtout, selon Jacques Benillouche, que les experts aient un libre accès pour se rendre dans les lieux sensibles. Avant d’intervenir, les experts ont demandé à connaître les changements apportés par l’Iran au système de contrôle de base des ordinateurs en provenance d’Allemagne. Des français et des Allemands ont été approchés comme experts en sécurité. Les ingénieurs iraniens ont cessé d’agir, car plus ils essaient de circonscrire le virus, plus celui-ci  se renforce. Pour Jacques Benillouche, « l’objectif de Téhéran n’est plus aujourd’hui de circonscrire l’attaque virale, mais de minimiser les destructions, en espérant que le virus cessera d’agir par « indigestion » ou par autodestruction ».





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