Dénommé SkyNet, cet appareil est en fait un AR.Drone classique ayant été modifié par des chercheurs du Stevens Institute of Technology, dans le New Jersey. Il serait même capable de dérober des données sur des réseaux mobiles.
SkyNet est équipé, comme tous les AR.Drone habituels, d'une carte Wi-Fi lui permettant d'être connecté à l'appareil qui le pilote. Mais, et c'est là toute la différence, il intègre également une seconde carte Wi-Fi, une puce 3G, un récepteur GPS et un petit ordinateur tournant sous Linux.
Ces petits ajouts lui permettent de devenir une véritable menace volante. D'abord, le système GPS lui indique la localisation du réseau à pirater : le drone s'envole alors aussitôt dans cette direction. Puis le réseau Wi-Fi est piraté par le biais d'une procédure longue d'environ 10 minutes.
Mais ce n'est pas tout, SkyNet pourrait aussi prendre le contrôle d'un botnet, d'après ses créateurs. Et les réseaux mobiles seraient aussi vulnérables, puisque, lors d'une expérience, les chercheurs ont réussi grâce à l'appareil à enregistrer des conversations en cours sur les réseaux de T-Mobile et AT&T (deux gros opérateurs américains de téléphonie mobile).
Dans ce cas, la menace ne vient plus d'Internet, mais du ciel. Chose inquiétante, SkyNet ne coûte que 600 dollars, soit 436 euros (300 dollars pou l'AR.Drone et environ 275 dollars de matériel supplémentaire)...