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mercredi 23 mai 2012   || Inscription
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Marquée par une fréquentation record (plus de 300 personnes), la 6ème Université de l’AFCDP (Association Française des Correspondants à la Protection des Données à Caractère Personnel), qui a eu lieu le 27 janvier dernier, dans les locaux d’IBM à Bois-Colombes, a définitivement ancré le CIL (Correspondant Informatique et Libertés) dans la vie des entreprises.


Faisant suite au projet sur les données personnelles de Viviane Reding, Commissaire Européenne en charge de la justice, Isabelle Falque-Pierrotin, Présidente de la Cnil, a fait le déplacement pour saluer de sa présence la 6ème Université de l’AFCDP. Elle y a martelé le rôle du CIL, que le projet de Madame Reding rend obligatoire dans les entreprises de plus de 250 salariés.

Isabelle Falque-Pierrotin, répondant avec bienveillance aux nombreuses questions que sa venue suscitait, a souligné l’importance du CIL dans les entreprises : le service qui s’occupe des CIL au sein de la Cnil s’est d’ailleurs étoffé. « Nous comptons 2.700 CIL pour 9.000 organismes concernés », a souligné Isabelle Falque-Pierrotin.

Elle différencie trois types de CIL : « les CIL compétents et investis par leur hiérarchie, les CIL motivés, mais non reconnus par leur hiérarchie, et les CIL de papier ». Le but reste bien évidemment d’augmenter la première catégorie, et de convertir les sociétés au bon usage du CIL. « L’enjeu du CIL est essentiel » , déclare Isabelle Falque-Pierrotin. Interrogée sur la proposition de directive européenne de Viviane Reding, elle y voit un signe de « la maturité du métier de CIL », mais admet un « souci », celui de « l’autorité compétente pour l’ensemble du traitement des données personnelles ». « Si un Français se plaint de Facebook, la plainte sera instruire par l’Autorité de régulation en Irlande, et pas en France », regrette Isabelle Falque-Pierrotin. « Ce critère de la simplification est un problème », reconnaît-elle. Elle a par ailleurs salué le rôle de l’AFCDP, qui travaille « dans un climat de confiance et d’innovation » avec la Cnil. 

Cette journée a été l’occasion pour les CIL présents de se rencontrer et d’échanger, sur leur vécu et leurs bonnes pratiques. Des tables-rondes, mais aussi des ateliers très intéressants ont été organisés. Lors des tables-rondes, qui faisaient intervenir des CIL nous noterons particulièrement la table-ronde sur le profil du CIL : Marc Skoprupka, CIL d’Air France, témoigne : « j’ai été désigné il y a 6 mois, et c’est une énorme charge de travail : il existe 400 métiers au sein d’Air France. Pour être un bon CIL, il faut être persévérant, curieux, et posséder un bon relationnel ». Frédéric Thu, CIL externe chez Ilex, résume comme suit le métier de CIL: «il faut rompre l’isolement, lâcher prise, et se réjouir, car c’est un métier extraordinaire ! « . 

Des ateliers ont eu lieu en parallèle, dont un atelier sur le « BYOD » (Bring Your Own Device), animé de manière remarquable par Emmanuel Cauvin, CIL et juriste chez Arcelor-Mittal. Sa conclusion ? Le « BYOD » qu’il rebaptise pour la circonstance « AVPO » (Avec Votre Propre Outil », fait voler en éclat le Code du Travail : le salarié consacre un espace professionnel au sein de son univers personnel. Or, le Code du Travail, et l’arrêt Nikon, qui dans la jurisprudence a admis pour le salarié un espace personnel dans son environnement professionnel, sont rédigés sur des logiques inverses. 

Paul-Olivier Gibert, Président de l’AFCDP, s’est par ailleurs félicité de cette très réussie 6ème Edition : depuis les bancs de la Catho, où se réunissaient 50 CIL, jusqu’aux amphis d’IBM, où 300 CIL se sont croisés, que de chemin parcouru !




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