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Tribunes
Réseaux informatiques et pollution électromagnétique : des responsabilités à ne pas négliger  
juin 2006   

Ce sujet est peu développé dans le monde de l’informatique. Ses conséquences doivent cependant êtres prises en compte lors du déploiement de solutions sans fils. Nous proposons dans cet article un état des lieux et attirons l’attention des responsables sur leur devoir et leur responsabilité.

Un projet de loi envisage de limiter les puissances émises. Il est donc prudent, dès aujourd’hui, de s’intéresser à ces limites pour ne pas devoir d’ici peu passer en pertes des investissements réalisés trop vite et sans réflexion.

On retiendra qu’aujourd’hui la puissance émise est limitée à 100 mW et que la densité de puissance ne doit pas dépasser 3 V/m. Mais cette dernière valeur pourrait être abaissée à 0,6 V/m...


 

Il y a quelques années, les puissances autorisées pour les transmissions de données par radio en bandes ISM n’étaient que de 10 mW. Elles ont été portées à 100 mW. Mais, les sources de pollution électromagnétiques se multiplient et la course aux fréquences ne fait que s’accélérer. Il faut donc aujourd’hui également s’intéresser aux limites de densité de puissance rayonnée.

Chronologiquement, en dehors des systèmes gouvernementaux, les principaux pollueurs sont :
- la télévision entre 400 et 800 MHz ;
- la FM aux environs de 100 MHz ;
- la téléphonie mobile : réseaux privés, ou PMR, vers 400 MHz ,GSM à 900 MHz et 1.800 MHz, le DECT à 1,9 GHz , et la téléphonie dite 3G à 2,1 GHz.
- les réseaux informatique : Wifi, 2,4 GHz et 5 GHz, Wimax 3,5 GHz et 5,8 GHz. On annonce des réseaux à 60 GHz.

Parmi toutes ces sources, certaines sont déployées en extérieur, d’autres en intérieur. Le principal contributeur externe est la téléphonie mobile. La principale source de pollution interne sera à court terme le Wifi et les réseaux informatiques en général.

Exposition aux ondes

Afin d’évaluer l’exposition aux ondes électromagnétiques en un point, on utilise une mesure de densité de puissance rayonnée en Watt par mètre carré caractérisée par la composante du champ électrique généré en Volt/mètre (V/m).

La pollution va dépendre de plusieurs facteurs :
- la puissance isotrope Rayonnée équivalente (PIRE) par la source dans la direction du point de « la victime » ;
- La distance entre la source et la « victime » ;
- Le nombre de sources ;
- Le fait que la pollution soit intermittente ou permanente ;
- Le fait que la victime puisse ou non contrôler la source de pollution, donc prendre ou non des précautions.

Les niveaux à prendre en compte

Ceux liés à la compatibilité électromagnétique avec les appareils électroniques

La compatibilité électromagnétique est régie par la directive européenne 89/339CEE transposée en droit français par le décret 92-587 et la directive européenne 2004/108 qui la remplacera en 2007, les appareils de communications par radio sont soumis à la directive 1999/5/CE dite RTTE. Tous ces textes imposent de respecter la compatibilité électromagnétique avec les appareils électroniques.

Afin de respecter cette réglementation, le niveau de 3 V/m pour les fréquences supérieures à 80 MHz ne doit pas être dépassé afin de prévenir les dysfonctionnements d’appareils électroniques. Il faut prendre en compte la somme de toutes les sources en valeur crête La norme CEI 6100-4-3 relative à l’immunité aux champs électromagnétiques rayonnés précise ces limites.

Ceux liés au effets biologiques non thermiques

Arguments scientifiques par Roger Santini « Effets biologiques et principe de précaution »

Diverses études sur les effets biologiques du GSM montrent qu’il existe des effets à des niveaux inférieur a 3V/m, par exemple 0,7 V/m. On peut citer l’étude officielle du Gouvernement hollandais parue en septembre 2003 (Rapport - TNO-FEL-Report-03148). On peut également citer l’étude « Subjective symptoms, sleeping problems, and cognitive performance in subjects living near mobile phone base stations » de H-P Hutter, H Moshammer, P Wallner and M Kundi de l’Institute of Environmental Health, Medical University of Vienna, en Autriche. D’autres études devraient venir concernant le Wifi et plus généralement les effets des ondes électromagnétiques.

Les pollutions électromagnétiques dues aux différentes sources se cumulent. Le niveau équivalent est la distance quadratique entre les différents niveaux d’énergie : la racine carrée de la somme des carrés.

Comparaison des sources de pollution

Le champ électromagnétique « E » généré dans le lobe d’une antenne peut s’estimer de manière simple en champ lointain.

La PIRE est la puissance isotrope rayonnée équivalente dans l’axe de l’antenne, d : la distance

Valeur du champ électrique E = 5,5*racine (PIRE) /d

Les réseaux informatiques deviennent la première source de pollution électromagnétique à l’intérieur des bâtiments. Ils commencent à être mis en accusation sur différents forums professionnels.

Le Wifi peut contribuer à diminuer le niveau global de la pollution électromagnétique à condition de respecter quelques règles élémentaires :
- Utiliser des solutions voix sur IP et supprimer toutes les installations DECT à l’intérieur des bâtiments,
- de nouvelles génération de téléphones mobiles GSM/WiFi devraient permettre d’éviter les appels sortant en GSM et en utilisant le réseau pour les appels entrant de diminuer la puissance des stations de base GSM, car il n’y a plus aucune raison dans ce cas de vouloir pénétrer les bâtiment avec le GSM. 

Un minimum de précautions est à prendre

Lors du déploiement de réseaux, il vaut mieux utiliser de la fibre, à défaut du cuivre et recourir à la radio lorsqu’il n’y a pas d’alternative ou, pour du WiFi, en remplacement du DECT et GSM.

Il faut éviter de placer des antennes à moins de 3 mètres des personnes exposées durant de longues heures, afin de garder un niveau inférieur à 0,6 V/m. Cette valeur a en effet été proposée comme maximum acceptable dans le projet de loi n° 2491. Il serait très imprudent de déployer aujourd’hui des solutions dont l’usage pourraient être prochainement prohibé. Les postes de travail fixes ne doivent pas être raccordée par radio.

Il faut éviter de mettre des bornes WiFi à moins d’un mètre des appareils électroniques et à moins de 3 mètres pour les appareils à usage médical sensibles.(ECG,EMG EEG etc..).

Il faut se renseigner sur ce qu’il y a derrière les murs et cloisons. Une antenne contre un mur peut être à 20 cm de la tête de quelqu’un qui dort de l’autre coté dans certains bâtiments...

Lors de l’utilisation d’antenne directionnelle de gain X db, il ne faut pas oublier de diminuer le niveau d’émission de la même valeur que le gain. La puissance isotrope rayonnée est limitée légalement à 100 mW (décision ART 03-908 applicable depuis le 25 juillet 2003). Il est hors de question de rajouter 15 dB à la puissance de 100 mW, car ceci conduirait à une PIRE de 3 W, ce qui est totalement illégal.

Il faut éviter de couvrir des zones avec de multiples sources de pollutions électromagnétique, car si les valeurs efficaces s’additionnent quadratiquement, le facteur de crête du champ électromagnétique équivalent est plus élevé que celui des sources contribuantes.

Dans certains cas où l’on veut tenir compte de blindades susceptibles d’arrêter les ondes il faut tenir compte de la fréquence, et en aucun cas extrapoler le cas de la FM au WiFi (rapport des longueurs d’ondes 25).

Une responsabilité pénale

La sécurité des personnes doit passer avant la sécurité des données. Il faut anticiper, car la position actuelle des autorités sur les risques liés à l’exposition aux ondes électromagnétique est intenable à moyen terme. Installer aujourd’hui des équipements qui demain ne seront plus autorisés n’est pas intéressant pour une entreprise ou une administration. Dépasser le niveau d’immunité de 3V/m des appareils électroniques est déjà une violation caractérisée des règles prévues par la théorie pour prévenir le risque en matière de compatibilité électromagnétique qui est inscrit dans la loi aux principales exigences de l’article L32 12° du code des postes et communications électroniques ( transposition en droit francais de la directive RTTE).

D’autre part, les associations Priartem, Next up, Robin des toits, Criirem demandent une baisse du niveau d’exposition due à la téléphonie mobile à 0,6V/m pour protéger des effets non thermiques tout comme le projet de loi N° 2491 déposé le 13 juillet 2005 par différents députés cosigné par Nathalie Kosciusko-Morizet présidente du groupe santé environnement à l’Assemblée Nationale.

Quoiqu’il en soit, la responsabilité pénale des responsables informatiques pour mise en danger délibérée de la vie d’autrui, peut d’ores et déjà être engagée aujourd’hui si les seuils de 3 V/m en valeur crête sont dépassés, en vertu du principe de précaution applicable en matière de santé et d’environnement (article 1 de la charte constitutionnelle de l’environnement)

juin 2006  
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52 commentaire(s)         ajouter un commentaire ou poser une question        

 
1. par Olivier Escavi Daranc - le lundi 26 juin 2006, à 02h 39

L’association Nationale Apursetap demande également que la puissance soit abaissée dans un premier temps à 0,6 volt/m, c’est la raison pour laquelle 577 CD audio de témoignages de riverains d’antennes relais ont été expédiés aux 577 députés de la République Française. Mais ce que l’association Apursetap demande en plus des autres associations, (Lettre ouverte du 6 juin 2006 à monsieur Jacques Chirac) c’est que les implantations d’antennes relais soient totalement repensées. C’est à dire que le choix du "coût le moins cher" pour ces installations, au détriment de la santé, soit stoppé immédiatement. Que les sites où se trouvent des édifices prêts à l’emploi avec la hauteur désirée, l’arrivée d’électricité et un chemin d’accès, ne soient plus la cible des opérateurs avides d’économies faites sur le dos de la santé des riverains, mais que ces implantations se fassent à plus de 400 mètres de tous lieux d’habitations lorsque cela est réalisable.

Mais la chose primordiale est d’écouter les riverains et de les informer pour qu’à leur tour ils sachent et transmettent.

Olivier Escavi Daranc http://associationnationaleapursetap.centerblog.net/

2. par en résumé - le mercredi 12 juillet 2006, à 17h 30

Si on lit bien le tableau, il ne faut pas mettre aujourd’hui une borne WiFi à moins d’environ 60 cm d’un individu faute de quoi il est exposé à une densité de puissance de plus de 3V/m.

Si le projet de loi visant à abaisser le seuil d’exposition à une densité inférieure à 0,6V/m passe, il ne faudra plus mettre une borne WiFi à moins de 3 mètres d’un individu

En cas d’infraction, l’Ordonnance nº 2000-916 du 19 septembre 2000 art. 3 Journal Officiel du 22 septembre 2000 en vigueur le 1er janvier 2002 nous donne le barème des sanctions :

Le fait d’exposer directement autrui à un risque immédiat de mort ou de blessures de nature à entraîner une mutilation ou une infirmité permanente par la violation manifestement délibérée d’une obligation particulière de sécurité ou de prudence imposée par la loi ou le règlement est puni d’un an d’emprisonnement et de 15000 euros d’amende.

Et bien je peux vous dire que des bornes à moins de 3 mètres des individus, il y en a beaucoup, installées de bonne foi par des responsables totalement ignorants ! Et parfois aussi des bornes à moins de 60 cm...

Cela risque d’en faire des amendes et des gens en prison. Des professionnels pour leur personnel exposé, autant que des particuliers pour avoir exposé leur famille !

3. par Gael Le Maignan de Kerangat - le mercredi 12 juillet 2006, à 22h 57

C’est a peu près cela. les textes sur la compatibilité électromagnétique existent depuis 10 ans ainsi que les règles pour le prévenir, elles sont souvent bafouées de bonne foi par ignorance, car les autorités ne font aucune information sur ce risque d’où cet article.

Pour ceux qui auraient provoqué un décès car ayant bafoué les règles chargées de prévenir un risque en les connaissant, ne n’est pas l’article L223-1 , mais semble-t-il l’homicide involontaire article L221-6 qui serait a retenir soit jusqu ’à 3 ans de prison et 45000 euros d’amende. A cela il faudra ajouter l’indemnisation des ayants droit jusqu’à 1 000 000 € par décès, sachant qu’aucune assurance ne semble couvrir les risques pour la santé liées à l’exposition aux ondes électromagnétiques.

Il ne faut pas s’affoler, les coupables ne feront peut être que les 3 ans de prison et paieront l’amende, pour l’indemnisation des ayants droit, ce sera le contribuable qui paiera, voyez l’amiante , on en a mis partout en toute connaissance de cause, il y a 100000 morts prévus en France au total et c’est le contribuable et le cotisant a la sécu qui paye les indemnisations et les traitements soit entre 26,8 et 37,2 milliard d’euros à la charge du citoyen lambda.

L’irresponsabilité coûte beaucoup plus cher à la collectivité que l’application de quelques règles préventives simples. A chacun d’assumer ses responsabilités en toute connaissance de cause selon sa conscience.

4. par Didier Benza - le mercredi 26 juillet 2006, à 09h 00

Bonjour,

Merci pour cet article très intéressant.

Avec quel équipement peut-on mesurer la composante du champ magnétique généré, avec des analyseurs de perturbations ?

Cordialement,

5. par Gael Le Maignan de Kerangat - le mercredi 26 juillet 2006, à 18h 28

Je ne suis pas expert dans les mesures mais je peux vous donner quelques indications : Tout d’abord pour les fréquences élevées qui nous intéressent on mesure le champs électrique et non le champ magnétique, la mesure de champs magnétique est généralement utilisée pour les basses fréquences.

Concernant les mesures ci dessous le protocole de l’anfr : http://www.anfr.fr/doc/docenligne/DR15-2_1.pdf

Attention les moyennes spatiales sur trois points utilisées par ce protocole ne sont pas valides en matière de compatibilité électromagnétique il faut prendre le maximum au point mesuré où peut se trouver la victime.

En gros il y a deux moyens de mesures :

Les mesureurs de champs portables associés à une antenne isotropique permettant de mesurer un niveau total de pollution électromagnétique en 1 point, quelque soit sa direction .

Les analyseurs de spectres associés soit a une antenne isotropique pour faire une mesure d’exposition soit une antenne directive étalonnée pour mesurer la contribution d’une source en fonction de sa fréquence et de sa localisation c’est la méthode utilisée habituellement en compatibilité électromagnétique pour tester les champs électromagnétiques rayonnés des appareils, les manipulations sont beaucoup plus complexes.

Dans tous les cas il faut évaluer les maximums : Pour la téléphonie mobile, les données mesurées ont besoin d’un retraitement a posteriori afin d’évaluer les maximums qui varient avec le trafic. (correction en fonction de l’heure pour les mesures avec sonde isotropique, extrapolation de la mesure du canal balise pour les mesures a l’analyseur de spectre)

De même pour mesurer un réseau il faudra le charger afin d’avoir la contribution maximum.

L’appareil léger doit permettre d’avoir une idée assez bonne du niveau dans le cas ou on fait les mesures a quelques mètres de la source de pollution, il suffit de faire une mesure sans la source à contrôler et une mesure avec celle ci émettant au maximum.

J’espère avoir répondu a votre question

cordialement.

6. par daniel Azuelos - le samedi 29 juillet 2006, à 07h 03

Merci pour cette excellente analyse.

M. ou Mme En résumé écrivait :

> Si le projet de loi visant à abaisser le seuil
> d’exposition à une densité inférieure à 0,6V/m passe,
> il ne faudra plus mettre une borne WiFi à moins de
> 3 mètres d’un individu

Ou bien plus simplement, il faudra revoir à la baisse
les PIRE autorisées dans les divers standards
802.11, 802.15, 802.16 & 802.20

Il faudra aussi faire respecter ces limitations aux
constructeurs d’émetteurs RF et d’antennes.
Les tous premiers constructeurs de cartes 802.11 &
802.11b qui commercialisaient des cartes illégales
en France (par absence de marché ou ignorance) :
Aironet, Cisco, se sont vite pliés aux lois françaises
et européennes (limite à 100 mW).

— 
dan

7. par Nicola Gauthier - le mercredi 16 août 2006, à 22h 53

Bonsoir,

Je me permets de vous informez qu’il existe de très bons produits pour neutraliser les effets nocifs des champs électromagnétiques d’une panoplie d’appareils y compris les portables.

Voici le lien : www.mybiopro.ca/cem

Le réseau n’est pas encore installé chez-vous mais je me ferai un plaisir de m’occuper de vos besoins !

Nicola Gauthier Québec, Canada

8. par Gael Le Maignan de Kerangat - le vendredi 18 août 2006, à 08h 57

Les produits miraculeux ne servent strictement à rien, la publicité deployée pour vendre ce genre de solution est dangeureuse car pour les vendeurs de gri gri plus la pollution electromagnétique est elevée plus leur chiffre d’affaire augmmente, ils pretendent donc afin d’augmenter leur business que les risques ne sont pas liés au niveau de pollution ce qui est criminel, car les risques indirects réél pouvant tuer dus aux dysfonctionnements d’appareils electroniques sont liés au niveau de pollution et les gri gri n’auront jamais aucune action sur le "stress" des appareils électroniques.

Vendez vos gadgets mais évitez de prétendre que les risques ne dépendent pas du niveau.

9. par OED - le samedi 19 août 2006, à 11h 33
Entièrement d’accord avec Gaël, les vendeurs d’anti ondes sont les mêmes qui ont proposé le fume cigarette avec "filtre spécial charbon" qui devait éliminer les produits toxiques du tabac, (vaste fumisterie) ou encore le fameux encens qui nettoye l’air de votre chambre à coucher, mais qui en fait dégage des substances cancérigènes, ou encore, la fiole miracle qui permet d’éliminer instantanément du corps les 3 litres de vin rouge que vous venez d’ingurgiter ! Etonnant que personne n’ait pensé à inventer le parapluie anti retombée tchernobyl, la pillule anti boeuf contaminé...et surtout le masque et lunettes "anti charlatan !!!"
10. par alexrafa médecin et éclologiste - le dimanche 20 août 2006, à 19h 19
je reprends la quastion de Didier Benza contribution n°4 : comment mesurer la pollution EM.  Gael Le Maignan de Kerangat a donné une réponse technique mais qui peut donner une réponse pratique : où se procurer un appareil ? Qui contacter pour une mesure à domicile ? Si l’un de vous a une expérience...
11. par Dominique Ciupa - le mardi 22 août 2006, à 12h 21

En ce qui concerne les champs électromagnétiques provenant des opérateurs télécoms et TV, les mesures existent et sont publiques. La limite de référence est de 28 V/m.

L’entité en charge de la gestion du plan de fréquences est l’ANFR. Les mesures sont réalisées dans un cadre contrôlé par le Comité Français d’Accréditation (COFRAC). Il existe un site web qui donne toutes les mesures accréditées www.cartoradio.fr.

Un document de synthèse du sujet se trouve sur le site de l’ANFR

La liste des laboratoires accrédités se trouve de même sur le site de l’ANFR et du COFRAC. http://www.anfr.fr/index.php ?cat=sante&page=laboratoire.

Pour les équipements privés, tels que les bornes WiFi, le sujet est plus confidentiel. En général, les études portent sur la réception minimale pour garantir une couverture radio, plus que sur la réception maximale.

12. par Dominique Ciupa - le mardi 22 août 2006, à 12h 46

Je complète le message précédent avec les informations sur les valeurs limites en fonction des bandes de fréquence. Les valeurs limites que ne doivent pas dépasser les champs électromagnétiques émis par les stations radioélectriques et les équipements terminaux radioélectriques résultent respectivement du décret n°2002-775 du 3 mai 2002 et de l’arrêté du 8 octobre 2003. :

Radio FM - 100 MHz - 28 V/m

Télévision - 600 MHz - 34 V/m

GSM 900 - 900 MHz - 41 V/m

GSM 1800 - 1 800 MHz - 58 V/m

UMTS - 2 000 MHz - 61 V/m

28 V/m est la valeur la plus basse.

13. par Pluloin Lanten - le mercredi 23 août 2006, à 22h 40

Il faut faire très attention aux interprétations de la portée de décret 2002-775 qu’en font certains organismes officiels. Ce décret concerne les risques sanitaires liés a des effets biologiques et non tous les autres risques, le respect des limites qui y sont mentionnées ne garantie pas le respect de la loi de référence qui est l’article L32 du code des P et T et en particulier de ses principales exigences en matière de compatibilité electromagnétique. Ce qui est lu sur cartoradio concernant les limites ne mentionne pas la limite de 3V/m permettant de respecter la compatibilité electromagnétique qui est une obligation de la loi.

conformité sur cartoradio veut dire par rapport au decret et non à la loi de reference.

D’ailleur il n’est ecrit nulle part que l’articel L32 est respecté !

Plus de details au 5° sur ce lien:http://next-up.org/forum/viewtopic.php ?t=111&start=0

14. par decoh - le jeudi 24 août 2006, à 15h 52
Bonjour, Possédant un micro avec wifi, l’utilistion de celui-ci provoque fatigue, maux de tête, douleurs thoraciques ; je possède un écran plat avec antenne intérieure également ; Lorsque je travaillais, l’utilisation d’un photocopieur pendant 10 minutes me donnait des palpitations, fatigue, douleur thoracique ; J’ai des problèmes de santé et je pense qu’il viennent, en partie, de ces ondes électromagnétique mais ne peux le prouver. Que dois-je faire pour faire contrôler ces appareils ? Existe-t-il des associations ? Merci pour votre aide
15. par Pas compris - le lundi 28 août 2006, à 09h 34

On lit sur le site de l’ANFR http://www.anfr.fr/index.php ?cat=sante&page=faq#nor_1_10 la question et la réponse suivante :

- J’ai lu dans un forum que les valeurs limites de champ électromagnétique étaient de 3 V/m et qu’elles avaient été fixées par une directive européenne. Or je vois que vous mentionnez des valeurs de champs électromagnétiques bien plus importantes (28 V/m, 41 V/m...) en vous référant également à un texte européen. N’est-ce pas contradictoire ?

- Ce sont là deux textes qui n’ont absolument pas le même objet. Dans le premier cas, il est fait allusion à la directive 89/336/CEE (remplacée par la directive 2004/108/CE) ; dans le second, la référence est la recommandation 1999/519/CE.

La directive pose deux principes de compatibilité électromagnétique :

1. Un équipement radioélectrique ne doit pas produire des perturbations à un niveau tel que cela empêcherait le fonctionnement normal des équipements, en particulier radios, autour de lui. 2. Réciproquement, un appareil doit pouvoir fonctionner normalement en présence du niveau de champ électromagnétique qu’il peut rencontrer dans son environnement. Ainsi les normes de CEM applicables aux appareils standards (CEI-6100-4-3) fixent 3 V/m comme le niveau minimal de champ électromagnétique que doit pouvoir supporter un équipement sans que son fonctionnement ne soit perturbé. Pour d’autres appareils assurant des fonctions de sécurité ou susceptibles de fonctionner dans d’autres environnements, ce niveau peut être notablement plus élevé.

Il n’a jamais été dans l’intention des pouvoirs publics de garantir que ce niveau de 3 V/m ne serait jamais dépassé dans l’environnement. Dans l’esprit de la directive, les équipements doivent être adaptés à leur environnement et non l’inverse.

La recommandation 1999/519/CE établit des normes en matière de santé (se référer à la rubrique Réglementation). Elle détermine les valeurs limites de champ électromagnétique à ne pas dépasser dans les lieux où séjourne le public.

Tout ceci est très différent de l’argumentation de Gaël Le Maignan de Kerangat. Quelqu’un peut-il m’expliquer ?

16. par toutcompris - le lundi 28 août 2006, à 17h 57

" Tout ceci est très différent de l’argumentation de Gaël Le Maignan de Kerangat. Quelqu’un peut-il"

Effectivement c’est très différent.

de quoi est il question ? : http://www.sauvonsleon.fr/pdf/antennes_relais_cem_gael_le_maignant_de_kerangat_basique.pdf

l’analyse de ce qu’ecrit l’anfr est la :

http://www.agoravox.fr/article.php3 ?id_article=8109 message "l’anfr nous prend pour des demeurés"

La dissimulation de risques et des moyens de s’en protéger à un nom

:http://next-up.org/forum/viewtopic.php ?t=103

Comparez les arguments faites vous votre idée !

17. par G. Le Maignan de Kerangat - le lundi 28 août 2006, à 19h 12

L’article à pour but de prévenir des risques et de prendre les mesures raisonnables afin d’éviter tout problèmes .

Je vous invite à cliquer sur le lien menant à l’article L32 12° du code des P et T, l’obligation de respecter la compatibilité électromagnétique y est écrite noir sur blanc, c’est une obligation légale qui fait partie des principales exigences.

« On entend par exigences essentielles les exigences nécessaires pour garantir dans l’intérêt général la santé et la sécurité des personnes, la compatibilité électromagnétique entre les équipements et installations de communications électroniques et, le cas échéant, une bonne utilisation du spectre des fréquences radioélectriques en évitant des interférences dommageables pour les tiers. »

Cet article est la transposition de la directive « RTTE » qui concernant les appareils de communication par radio précisant qu’en matière de compatibilité électromagnétique les mesures de protections doivent apporter les mêmes garanties que les textes sur la CEM.

Les fabriquants d’ appareils vendus, afin de prouver leur prise en compte de ce risque font des essais et tous les fabriquants ont un rapport d’essais garantissant le bon fonctionnement jusqu’à 3V/m (respect des normes).

Que va t il se passer si un décès est provoqué par le dysfonctionnement d’un appareil, l’utilisateur va porter plainte contre le fabriquant et celui ci ne manquera pas de mettre en cause le pollueur si le dysfonctionnement est provoqué par un niveau dépassant 3V/m.

Il n’y a aucun doute dans ce cas le pollueur paiera, car en provoquant un dysfonctionnement il aura violé l’article L32 12°du code des P et T de manière indiscutable !!

on pourra retenir contre lui plusieurs incriminations pénales comportant des peines de prison.

le bla bla de l’anfr ne disculpera pas le coupable, il paiera !

Sur le lien au dessus concernant l’anfr vous noterez que si l’anfr encourage les autres à violer les regles permettant de prévenir le risque, elle même, fait tres attention quand c’est sa responsabilité de respecter les niveaux d’immunité des appareils, elle l’ecrit noir sur blanc !

Pour les plus gros pollueurs le coût sera passé en pertes mais les petits en crèveront.

La seule façon pour le candidat pollueur de se protéger à coup sur juridiquement est d’éviter de polluer les appareils à plus de 3V/m.Ce qui n’est pas une contrainte très dure un peu d’attention lors du déploiement de solutions suffit.

Voyez si vous pouvez faire confiance a l’anfr sur ce sujet et prendre le risque, vous avez tous les elements pour juger.

18. par toto - le jeudi 31 août 2006, à 15h 09

N’y a-t-il pas un mélange de deux notions très différentes :

- le seuil de densité de puissance supportable par un individu, et là, on constate que les 3V/m ne s’appliquent pas, on expose à des puissances bien plus importantes et aucun procès n’est fait

- le seuil de densité de puissance supportable par une autre équipement électrique, et là on a une limitation à 3V/m.

Comment une limite concernant une protection d’un équipement pourrait-elle être utilisée comme une limite concernant un individu ?

Si je comprends bien, il n’y aurait donc pas de problème. Et Concrètement, pour déployer du WiFi (ce que je fais), a-t-on un souci à se faire sur ces questions si le projet de loi (il date d’un an) est enterré ?

19. par G. Le Maignan de Kerangat - le vendredi 1er septembre 2006, à 16h 16

Reponse a toto

Le projet a été enterré par le lobby mais un nouveau à été déposé cet été reprenant les mêmes niveaux !

Dans toutes les hypothèses le respect de la compatibilité électromagnétique est une obligation légale actuelle et les conséquences des dysfonctionnement d’appareils électroniques peuvent êtres très variées car cela dépend des appareils :

il peut y avoir des conséquences mineures exemple brouillage d’un poste radio ou télé ou tout appareil ludique.

il peut aussi y avoir des conséquences plus graves : par exemple le dysfonctionnement d’automatismes d’arrosage peut provoquer des inondations et dégât des eaux ;

Il peut aussi y a voir des conséquences sur la santé des gens par le dysfonctionnement de certains appareils : automatismes ou appareils a usage médical. Le dysfonctionnement d’appareils d’alerte peut entraîner la mort par exemple les appareils de sécurité pour les piscines détectant la chute d’une personne. Les dysfonctionnements d’appareils à usage médical peut entraîner des conséquence graves pour la santé et la mort.

S’il y a eu dysfonctionnement : Vous pouvez être condamné dans tous les car il y a eu violation de l’article L32 du code des P et T.

Concernant les problèmes mineurs on pourra vous reprocher un trouble anormal du voisinage

si un dysfonctionnement d’appareil a provoqué des blessures l’article L222-19 (blessures involontaires) du code pénal ou en cas de décès ce sont l’homicide involontaire du code pénal que l’on pourra retenir puisque vous n’avez pas pris les précautions habituelles de prévention d’un risque reconnu par la loi.

S’il n’y a pas eu de dysfonctionnement et que le niveau dépasser 3V/m on peut néanmoins vous attaquer pour mise en danger délibérée de la vie d’autrui L223-1 du code pénal et tromperie aggravée articles L213-1 et L213-2 du code de la consommation car vous avez dissimulé un risque, on pourrait aussi invoquer la publicité mensongère article L212-1 du code de la consommation.

Personnellement si quelqu’un vient me polluer a 3V/m je n’attendrai pas un dysfonctionnement pour l’attaquer devant les tribunaux,il est hors de question que chaque fois que j’achete un appareil je doive me poser la question v-t-il fonctionner correctement ? quand le risque sera connu du grand public les procès vont se multiplier ainsi que les faillites pour ceux qui n’ont pas pris quelques précautions.

Quel interet de ne rien faire ? les mesures de précaution suggérées ne sont pas très contraignante, les avez vous lues ? car concernant le délit de tromperie aggravé il n’y a pas de prescription on pourra vous mettre en examen 20 ans après comme le Pr Pellerin pour l’affaire de tchernobyl.

Etant donné le dérapage actuel en matière de pollution électromagnétique si tout le monde se vautre au delà de 3V/m, il y aura rapidement un blocage généralisé par les perturbations des systèmes. A contrario la prise en compte des risques et de l’aspect environnemental par exemple la limite de 0,6V/m peut être un argument commercial décisif et deviendra rapidement une nécessité afin de ne pas scier la branche sur laquelle vous êtes assis.

pour en savoir plus sur les risques physiques et juridiques http://next-up.org/forum/index.php

La prise en compte de risques de manière préventive coute toujours moins cher pour tout le monde.

20. par Bob - le vendredi 1er septembre 2006, à 18h 07

@ Gael :

Où peut-on trouver le nouveau projet de texte de Loi ?

Merci.

21. - le vendredi 1er septembre 2006, à 22h 47
pour bob projet de loi 3263 sur ce lien:http://www.assemblee-nationale.fr/12/pdf/propositions/pion3263.pdf#search=%22projet%20de%20loi%203263%22
22. par G. Le Maignan de Kerangat - le lundi 4 septembre 2006, à 15h 10

Bientot du nouveau sur la prise en comptes des risques en matière de compatibilité electromagnétique.

Suite à ma sollicitation, le Président de l’assemblée nationale a demandé à Mr Claude Birraux président de l’Opecst d’évaluer les risques dans ce domaine cela va être fait :

lors de la réunion du 14 juin 2006 de l’Opecst on peut lire.

"Demande d’audition publique sur la compatibilité électromagnétique des dispositifs médicaux

l’Office a approuvé la demande présentée par M. Claude Birraux, député, premier vice-président, d’organiser une audition publique sur la compatibilité électromagnétique des dispositifs médicaux, qui permettra d’approfondir la notion de « pollution électromagnétique » et qui s’inscrit dans le prolongement des travaux conduits par MM. Raoul et Lorrain, sénateurs, sur « L’incidence éventuelle de la téléphonie mobile sur la santé »

http://www.assemblee-nationale.fr/12/cr-oecst/05-06/c0506008.asp

On devrait voir rapidement des comportements plus prudents en matière de pollution electromagnétique.

23. par Tom, resp. réseaux dans une grande entreprise - le jeudi 7 septembre 2006, à 11h 16

Article et commentaires intéressants. Bravo !

Mais, Bon, pour le moment c’est surtout les téléphones portables qui sont visés. La TV, radio et autres ne semblent pas mobiliser autant.

Pour le Wifi, il n’y a pas de panique. Le truc gênant pourrait être, comme le signale notre ami Daniel Azuelos RSSI de Pasteur, plus haut, que les constructeurs changent les softs des équipements pour émettre moins. Les études de couverture que nous faisons aujourd’hui pour faire du WiFi en entreprises avec une bonne couverture seraient à refaire et le montant des investissements serait totalement à revoir. (Sans doute moins que pour le téléphone mobile). Je ne crois pas que les équipements Wifi eux-mêmes (professionnels) seraient à changer. Le soft suffirait, mais le nombre d’équipements devraît être plus important pour garantir la même couverture.

Ceci étant, nous ne sommes que face à des projets de lois : un premier déjà enterré et un second qui ne fait pas beaucoup de bruit. D’ailleurs, la lecture de ces projets montrent que ces documents sont "assez creux". Un peu comme les 137.499 amendements communistes et socialistes que le parlement doit examiner actuellement. Beaucoup de bruit pour rien. Nous ne voyons pas de groupements crédibles de députés sur ces sujets. Au mieux, quelques personnes reçoivent des associations, ce qui est normal. On fait une commission qui étudie et ... on enterre...

Bref, il y a peu de risques que ces projets soient acceptés. Sauf erreur dans le renouvellement des parlementaires, il faut être prudent.

Quant aux propos critiques envers l’ANFR tenus par certaines personnes dans les commentaires, il faut rappeler que le discours de combat à la mode syndicaliste ne tient pas face à une approche scientifique. A ce jour, les autorités françaises n’ont pas d’éléments probants pour interdire les émissions radio telles qu’elles existent aujourd’hui. Le principe de précausion qui veut que "comme on n’a pas tout démontrer, il faut tout bloquer" est absurde. On ne peut pas bâtir une société sur un monde d’interdits de tout faire. Ou alors, il y a un problème à l’assemblée nationale.

Pour le reste, il est amusant de lire les commentaires des gens qui se plaignent des ondes radio : "j’ai mal à la tête devant la photocopieuse" !!! et peut-être que j’inventerais n’importe quoi pour ne pas travailler aussi ? N’y a-t-il pas aussi de l’affabulation ?

Bon, allez pour le moment, pas d’affolement sur ce sujet.

24. par G. Le Maignan de Kerangat - le jeudi 7 septembre 2006, à 23h 50

réponse a Tom

la compatibilité électromagnétique 3V/m c’est la loi actuelle. pour la limite de 0,6V/m c’est le principe de précaution et eventuellement une loi à venir.

Dans le premier cas et même le second je ne pense pas que le contraintes soient vraiment dures pour le wifi il serait intéressant de louer un appareil de mesure au moins une fois pour voir les champs que vous obtenez un mesureur de champs large bande avec sonde isotropique se loue 260 euros la semaine.

Je pense aussi qu’il ne faut pas s’affoler mais seulement éviter les cas extrêmes préventivement en integrant quelques règles dans vos méthodes de déploiement surtout pour les points d’acces qui a priori auront les niveaux moyens le plus éleves.

meme ceux qui prétendent qu’il n’y a pas de risque comme la fondation santé et radiofréquences admettent un effet dosimétrique un cumul dans le temps soit niveau * temps d’exposition comme pour les radiations.

"A ce jour, les autorités françaises n’ont pas d’éléments probants pour interdire les émissions radio telles qu’elles existent aujourd’hui. Le principe de précausion qui veut que "comme on n’a pas tout démontrer, il faut tout bloquer" est absurde"

Il n’est pas question d’interdire quoi que ce soit aucune association ne le demande, même pour les principaux pollueurs que sont les stations de base de la telephonie mobile seules environ 10 % des installations peuvent poser problème.

"Pour le reste, il est amusant de lire les commentaires des gens qui se plaignent des ondes radio : "j’ai mal à la tête devant la photocopieuse" !!! et peut-être que j’inventerais n’importe quoi pour ne pas travailler aussi ? N’y a-t-il pas aussi de l’affabulation ?"

personnellement concernant ce genre d’argument je n’ai pas d’opinion définitive, mais il faut tout de même rester prudent car en matière de risque la vérité scientifique change en 24h et quasiment toujours dans le meme sens.

Rappellez vous au début de la vache folle, les experts en sécurité sanitaire prétendaient doctement : il n’y a aucun risque car vous êtes protégés par les barrières d’especes qui sont infranchissables, les connaissances scientifiques sont formelles craché juré gravées dans le marbre.

Qui a osé ressortir cet argument pour la grippe aviaire ? personne ! cet argument a été envoyé au poubelles de l’histoire il ne sera plus jamais utilisé.

La formule qu’ils utilisent maintenant est "en l’etat actuel des connaissances scientifiques"

De même avant Tchernobyl un réacteur de centrale nucléaire ne pouvait pas fondre c’etait impossible, ce qui est devenu le risque est faible.

La dioxine ne présentait aucun risques, idem les autre produits chimiques, idem l’amiante 100000 morts en France, 30 milliard d’euros à payer avec nos impots et cotisations sociales pour les indemnités et les soins et un cout de désamiantage que l’on est totalement incapable de chiffrer probablement des centaines de milliards d’euros. exemple desamiantage d’un seul site jussieu : 700 millions d’euros et encore c’est du previsionnel qui paye ? nous !

La charte de l’environnement recommande de prendre des mesures proportionnées aux risques quand le risque semble faible il suffit de prendre des précautions élèmentaires.

25. par Tom, resp. réseaux dans une grande entreprise - le vendredi 8 septembre 2006, à 09h 54

Gael,

Merci pour cette réponse. Il est vrai que ma prise de position d’hier était un peu polémique. Je me suis fait un peu plaisir, avouons le. Disons que je crains que l’on aille trop loin avec le principe de précausion : il faut veiller à être prudent et non à interdire a priori sans même savoir, sinon le principe de précausion sera un principe de non-progrès, un retour à l’âge des cavernes. Je ne dis pas nécessairement cela pour vous, mais plus par rapport à ce que nous entendons parfois du côté "écolos militants dogmatiques".

Pour votre suggestion de faire des mesures, je suis d’accord. 260 euros, c’est le prix d’une demi-journée de technicien-ingénieur, ça a du sens dans nos projets. On peut même vendre cette prestation en plus, le client paiera, on lui fera un beau rapport pour voir ce qu’il en est et il sera content. C’est OK.

Avez-vous des références de sondes que l’on peut utiliser et des noms et coordonnées de fournisseurs ou prestataires de services ?

Merci beaucoup.

26. par G Le Maignan de Kerangat - le lundi 11 septembre 2006, à 10h 56

Tom,

Concernant les mesures il y a deux façon de faire :

1°) faire appel a une société spécialisée agrée par le cofrac

dans le domaine de la téléphonie mobile des mesures en un point coûtent 1000 a 1500 euros mais ce sont des mesures complexes utilisant le Le protocole de mesures in situde l’ anfr

Liste des entreprises sur le site Cofrac faire une recherche par numéro de programme avec « E in situ »

le protocole de l’ Anfr est assez bien fait sur certains points mais comporte des failles.

pour les mesures par sonde isotropique large bande il ne prend pas les valeur max mais des moyennes et utilise une extrapolation au maximum pour la téléphonie mobile injustifiable car basé sur des statistiques nationales de trafic donc non représentative du lieu de mesure.

il fait une moyenne spatiale sur trois point qui est tout juste valable pour le corps humain et n’a aucune justification en matière de compatibilité électromagnétique.

Ce protocole devra évoluer vu ses failles,lire dossier comparaison de protocolesdu criirem.

Ce protocole ne prend pas en compte les mesures de réseaux informatiques et la compatibilité électromagnétique vous pouvez donc demander aux entreprises en question de chiffrer une mesure plus simple.

Norme en cours de respect des gabarit pour les appareils wifi commercialisés EN 300 328cette norme ne prend pas en compte l’aspect environnement et la compatibilité électromagnétique générale qui dépend des lieux, ce n’est pas ce qu’il faut demander .

2°) vous faites les mesures vous mêmes

pour des fréquences ne dépassant pas 2,5Ghz

Les appareils les plus utilisés que l’on peut louer Chauvin Arnoux CA43 +sonde EF2A

PMM : PM 8053+sonde EP330S, EP300 Narda EMR EMR300+ sonde 18 (la sonde 26 ne semble pas adaptée)

il faut que la sonde utilisée aille au moins jusqu’à 2,5Ghz, qu’elle soit isotropique , la sensibilité doit être inférieure ou égale a 0,5V/m.

Si vous utilisez les fréquences de la bande 5GHz le choix des appareils et sondes se réduit comme peau de chagrin et en général l’augmentation de la fréquence de la sonde se paie par une diminution de la sensibilité.

Exemple de loueurs : Locadif Leasametric Microlease Livingston

on trouve un dossier sur les mesures sur le site de Next up ou vous verrez deux appareils en action dans ce cas il s’agit de téléphonie mobile et du protocole anfr on voit la photo d’un mesureur de champ PMM avec sonde isotropique large bande indiquant 1,48V/m notez que l’appareil est configuré en moyenne (Avg ) conformément au protocole, il faut l’utiliser en max , le niveau est de 1,92V/m dans ce cas.

Ce genre d’appareil est simple a utiliser c’est ce qu’utilisent les sociétés spécialisées avant utilisation de l’analyseur de spectre et des associations comme Next up ou Teslabel

Pour les mesures il faut charger le réseau peut être la configuration de l’appareil en crête évitera cette manip. (A vérifier)

si vous mesurez des niveaux faibles <0,6V/m pas de problème, si les niveaux sont un peu élevés du fait de l’analyse large bande et de l’absence de directivité vous ne pouvez pas de prime abord savoir quelle est la contribution de la source que vous mesurez.

Il est facile de lever le doute, la pollution pouvant poser problème d’un émetteur WIFI n’est que de quelques mètres donc vous ferez la mesure à des distance de 1 à 3 m, il suffit alors de faire une mesure avec la source en activité ; E tot et une mesure la source coupée E autr

La contribution de votre source Esource = racine ( Etot 2 -Eaut 2)

Faire appel a une entreprise spécialisée ou effectuer les mesures soi-même dépend de plusieurs facteur, vous faites des mesures une seule fois en un seul point ou de manière répétitive en plusieurs points et si vous avez ou non un peu de temps a y consacrer.

En cas de conflit il est impératif de faire faire les mesures par les sociétés accréditées Cofrac. Les audits en matière de métrologie sont très différents de ceux de « l’assurance qualité » en plus des procédures les audits portent sur les compétences. Les accréditations sont limitées a certains domaines que vous maîtrisez.

27. par cesondeswifi - le mardi 19 septembre 2006, à 10h 21

Pour Tom, et ceux qui en rigole et qui n’on pas encore pris l’ampleur des dégas.

Bonjour, Aaaahhaahh que c’est marrant il y en a qui disent se sentir bizzard en précences de wifi ou des portables ils sont sûrement fou.

Eh bien rigoler, vous qui avait la chance de ne pas encore resentir ces ondes.

Invisible, Inaudible, Inodore, Impalpable, Oui mais le fait d’être exposé pendant une certaines durée à ces ondes nous font devenir électro-hypersensible EHS sa j’en suis persuadé car je ne l’était pas avant d’être irradié par des antennes relais.

Eh oui en présence de wifi je me sens pas bien du tout et je peut vous dir que les responsables réseau qui install du wifi en sont "les responsables".

A ceux qui rigole, si on m’avais dit que le wifi était dangeureux il y a quelques année je ne les aurais pas cru et bien maintenant que je suis touché je ne rigole plus du tout avec le wifi pour moi c’est une armes.

Alors avant de rire des autres attender d’être touché pour en rire et ceux qui me réponde n’avoir rien à faire d’avoir un cancer dans les années à venir, Aller donc parler avec ceux qui en ont un maintenant.

Bonne journée comme même à tous.

28. - le mercredi 20 septembre 2006, à 15h 52

En commentaire au dernier commentaire :

et la nullité en orthographe, c’est un effet dérivé des ondes WiFi, ou un simple révélateur d’un manque flagrant de rigueur qui explique vos conclusions (vos affabulations) sur de supposées relations entre votre "mal de tête" et les ondes radio ?

29. par démarche de science ? - le jeudi 21 septembre 2006, à 15h 10

hahaha, comme on rigole. Bon l’article de Gaël le Maignan de Kerangat a de la tenue, il est dommage de partir sur n’importe quoi.

Si il existe des personnes qui sont hyper-sensible aux ondes radio, cela peut s’étudier et se mesurer. On utilise une pièce à l’abri de tout rayonnement (une cage de faraday) et on y place la personne hypersensible (ou prétendue comme telle). On émet un signal radio, par exemple WiFi ou GSM, et on demande à la personne d’indiquer si elle ressent quelque chose, ou rien du tout.

Il est alors possible de voir si il y a un lien entre l’émission des ondes et le "mal de tête". C’est une expérience facile comme tout à faire.

Est-ce que cela a été fait ? Ce serait intéressant...

Au lieu de produire des CD de personnes malades qui affirment que "c’est les ondes", comme on pouvait trouver il y a 20 ans des personnes (du même style) qui disaient "j’ai vu des extra-terrestres" parceque l’on venait de poser le pied sur la lune quelques années plus tôt. D’ailleurs, on ne les voit plus les extra-terrestres, c’est drôle, non. Dans 30 ans, on ne verra peut-être plus non plus les malades des ondes. Il est vrai qu’il y a toujours eu des peurs diaboliques à chaque nouvelle invention.

Tiens, cela me fait penser à une autre affaire d’actualité : on reparle aujourd’hui d’une histoire de sous-marin qui aurait coulé un bateau de pêche (ce serait un secret d’état). Mais personne n’a été interroger les équipages de sous-marins sur cette affaire. Marrant, non ? Et pourtant si cela avait eu lieu, les marins se seraient apperçus de quelque chose. Et sur 100 bonhommes, il y a aurait bien eu 1 qui aurait parlé à sa copine, laquelle en aurait parlé à sa mère, elle-même en aurait parlé à un journaliste. Etc. Et on aurait des preuves. On alors, y-a-t-il eue une disparition totale d’un équipage de sous-marin en 2004 ? Des chinois ou des russes sans doute qui ont été déportés : si c’est le cas, tout le monde s’en fiche. Curieux, curieux. Mais non, on dit rien, on nous cache tout... (ce cher dutronc)

Bon, on peut choisir : étudier les faits ou affabuler.

Salut.

30. par ehbienilsontsympaleswifiste - le jeudi 21 septembre 2006, à 18h 53

Bonsoir

Pour l’avent dernier messages, je pense que vous utilise du wifi.

Vous ficheriez vous d’une personne qui aurais le cancer, parce que vous n’auriez pas le cancer ?

je vous conseil de lire ceci : http://www.next-up.org/main.php ?param=nouvellesdumonde1

Je ne donne que mon point de vu.

Pour "démarche de science" : "Est-ce que cela a été fait ? Ce serait intéressant..." Si vous êtes scientifique je suis partant.

Bonne soirée

31. - le mercredi 27 septembre 2006, à 21h 36

bon les mecs, il y a déj eu pas mal d’études réalisées sur l’exposition aux ondes. Alors quoi ?

si on prend un radar militaire, comme ceux qui suivent les tirs de missiles stratégique, on arrive à tuer un piaf ou même un corbeau ou une mouette qui passe juste devant le faisceau à quelques mètres et parfois à quelques dizaines de mètres. Donc, les ondes radios peuvent griller 2 ou 3 bricoles y compris les roub..lles d’un type. C’est connu. Ne restez pas les c...lles devant les radars des mecs !

Si on revient aux GSM ou au WiFi, on n’a jamais démontré à ma connaissance que l’on pouvait provoquer un mal de tête avec la puissance des systèmes actuels (en place depuis 15 ans pour le GSM !!!). Un téléphone n’est pas un radar militaire qui crache le max pour suivre un missile nucléaire, faut rester zen.

Des études en cage de Faraday avec des types supposés hypersensibles ont eues lieu : résultat que dalle !!! D’ailleurs les associations qui font des CD ont des témoignages de gas qui ont mal à la tête, mais pas d’études sur le mal de tête, c’est du bidon. De la provoc’ d’anarchistes contre le progrès et la science. On connaît, il y a des greenpeaces anti-nucléaires qui finissent parfois par faire croire qu’ils ont raison quand les médias entrent dans leur jeu pour faire de l’audience.

Donc, affabulation, au moins dans l’immense majorité de tous les cas qui ont été étudiés.

Pour les effets à long terme, il faut poursuivre les études. Aujourd’hui, rien n’est clair. On peut se poser des questions, mais pas de certitudes, encore moins de démonstrations. Alors on peut appliquer un principe de précaution qui interdit tout sans savoir, ou chercher à savoir. C’est là qu’est le débat.

Pas de stats sur des hausses de problèmes, maladies, cancers, rien. Une hypothèse que peut-être, aujourd’hui ou plus tard, ou jamais. Bon, OK, c’est un débat sans fin....

Alors en conclusion, les rigolos qui veulent des arguments pour s’arrêter de bosser iront se rhabiller. Pour les autres, les études scientifiques sur les effets court terme sont claires pas de problème !

Pour les risques longs termes, il faut encore travailler, mais personne de pense sérieusement que le risque est plus élevé que celui des accidents de la route ... même après les radars que nous a mis Chirac depuis 2002.

A vos labos sur les éventuels effets très long terme et bonne soirée. Apportez nous du concret.

PS. : pour les projets de lois marrants, on a vu les 150.000 amendements GDF. A la poubelle en quelques jours, alors les projets de lois sur les seuils radio bidon .... on vous laisse comprendre, hein ?

32. par Marie-France - le mercredi 4 octobre 2006, à 15h 19

bonjour à tous, je suis fortement intéressée par ce problème de pollution électromagnétique. Je ne pense pas être démunie d’intelligence, mais il faut bien dire que ce que j’ai lu précédemment n’est pas très simple à comprendre ! Quelqu’un pourrait-il redéfinir ce qui a été dit d’une façon plus accessible. Cela m’interpèle d’autant plus que depuis 10ans alors que j’en ai 40, je me bats contre le cancer et qu’il est vrai que je suis une adepte du téléphone quel qu’il soit ! Je suis en position de me poser de graves questions ?!

Merci à celui ou ceux qui prendrons la peine de me répondre. J’ai plusieurs téléphones à la maison,et cela me fait à présent très peur.

Au plaisir de vous lire. Marie-France.

33. par Roland - le lundi 9 octobre 2006, à 09h 16

Réponse à Marie France :

D’abord, tous mes voeux pour ton combat courageux. Les ondes électromagnétiques sont nocives à forte puissance et sur une longue durée. Les effets des ondes comme des autres risques doivent être considérées sur le court et le long terme. En ce qui concerne le téléphone, personne n’a de recul suffisant pour tirer quelque conclusion que ce soit sur le long terme. Les effets à court termes eux sont connus et consistent essentiellement en un échauffement local à peine perceptible par des instruments sophistiqués. Des précautions ont étés édictées. Limiter la durée de ses conversations, éviter les oreillettes filaires... En conclusion, préfere le téléphone fixe au portable car il ne génère pas (ou très peu d’ondes) . Mais globalement, tu peux téléphoner à tes copines de manière raisonnable avec ton portable. Comme dans beaucoup de choses, tout est affaire de mesure...

34. par solred - le lundi 9 octobre 2006, à 13h 32
Bonjour, Je suis actuellement à la recherche d’informations sur les téléphones sans fil type DECT. Les normes des téléphones sans fil ont apparemment évolué puisque je ne trouve plus de téléphone sans fil non DECT commercialisé. Les fréquences utilisées sont donc du 1880-1900 MHz ce qui me semble-t-il correspond à peu près aux fréquences GSM 1800. La différence bien sûr est la puissance d’émission bien plus faible. Les effets locaux d’échauffement sont donc plus faibles. Mais je m’interroge sur les autres effets. Savez vous quels sont ils ? et sont ils du même ordre que pour le GSM ? Autre question : le DECT dès lors qu’il est sur sa base émet il des ondes en permanence ou simplement lors des appels ? Si on ne décroche jamais le DECT mais qu’il est posé (et alimenté) sur mon bureau sur lequel je travaille 8 h par jour y’a-t-il des ondes émises en permanence ? Merci
35. - le lundi 9 octobre 2006, à 14h 30

Solred,

si tu réfléchis un peu, quand un téléphone n’est pas en communication, il doit être en écoute pour savoir si on l’appelle. Il réagit à la réception d’un signal. On pourrait donc conclure qu’il n’a pas besoin d’émettre.

Mais si tu utilises un tel équipement, tu vois qu’il te dit si il voit sa borne connecté au réseau fixe. Cette fonction suppose qu’il y ait communication, donc rayonnement. La borne émet. Le rayonnement est plus faible qu’en communication.

36. par Olivier Escavi Daranc - le dimanche 15 octobre 2006, à 18h 15

Quel dommage que "Démarche de sciences" soit encore un anonyme qui ne laisse pas d’adresse mail pour qu’on lui réponde directement. Non seulement il vient pourrir le débat, mais en plus il insulte la Bretagne et la mémoire des marins pêcheurs du Bugaled Breizh. A mon avis, tu as raison de te cacher.

Olivier Escavi Daranc FINISTERE 08 71 21 66 42

37. par Olivier Escavi Daranc - le dimanche 15 octobre 2006, à 18h 41

28. - le mercredi 20 septembre 2006, à 15h 52 En commentaire au dernier commentaire :

et la nullité en orthographe, c’est un effet dérivé des ondes WiFi, ou un simple révélateur d’un manque flagrant de rigueur qui explique vos conclusions (vos affabulations) sur de supposées relations entre votre "mal de tête" et les ondes radio ?

Vous remarquerez que les fautes ne sont pas la spécialité des personnes qui se plaignent des ondes ! Celles qui en font l’apologie n’ont pas une meilleure maîtrise de la situation en la matière. En tout cas, bravo Mister Pivot d’avoir fait remarquer à cet internaute qui a tout de même le courage de s’exprimer malgré son handicap certain, que sa nullité orthographique est peut être en rapport avec l’irradiation de la WIFI...car si tel est le cas, alors méfions nous encore plus des ondes électromagnétiques pulsées...

OED

38. - le dimanche 15 octobre 2006, à 21h 56

il est mignon Olivier machin de bidulle. Il se commente lui-même et ne démontre toujours rien : les ondes c’est très sérieux, très grave, un secret d’Etat, mais nous, nous savons ... il faut croire les assoc’ machin truc chose qui sont sérieuses, elles, parce que le gouvernement, l’anfr, vous comprenez ... nous sommes d’accord, hein...

après le bug de l’an 2000, le passage à l’euro, le risque de crue centenaire, le risque d’une attaque d’al quaïda, la grippe aviaire, il y aura le risque des ondes radio. On pourrait faire cuire un oeuf avec un téléphone, alors, la tête d’olivier xxx de YYY, elle va avoir une migraine !!!!

On ne peut pas vous dire pourquoi, vous comprenez c’est trop grave, trop sensible...

Trop drôle, un vrai bouffon ce Olivier, qu’est-ce qu’on se marre avec lui !!!

Bon, je n’ai pas envie de passer ma vie à argumenter avec ce type et à refaire le monde avec lui en fumant des choses bizarres, alors je ne signe pas (c’est mon droit), il pourrait m’appeler le bougre, et moi ce n’est pas mon truc.

39. par jean devigne - le lundi 16 octobre 2006, à 23h 51

je suis marin et je me permets d’intervenir au sujet des commentaires ci-dessus. La position de OED n’est pas acceptable. Ce n’est pas porter atteinte à la mémoire des marins pêcheurs que de dire que si des sous-mariniers avaient coulé un bateau de pêche ils en auraient parlé à quelqu’un et cela se serait su. C’est la vie des marins et des sous-marins (même de la grande muette, on parle de tout dans les bars, surtout en Bretagne !).

Il est difficile de croire que des sous-mariniers, qui sont des marins, auraient gardé le silence. On connaît les histoires de disparus, hollandais volant, etc. Pour autant, OED n’a pas raison. Un tel accident, sans que des marins embarqués sur un sous-marin ne parlent n’est pas possible.

Sur les ondes, je n’y connais rien. Mais, j’ai bien peur que OED ne fasse le même amalgame. Si c’était vrai, des ingénieurs en parleraient. Je ne connais pas les gens de l’administration dont OED parle, mais je ne peux pas croire que cette organisation soit un repère de "pourris" qui cachent la vérité. Eux aussi doivent avoir des familles, des femmes et des enfants et doivent parler de leur vie dans les bars : les choses se sauraient s’il y avait machination.

OED ressemble trop à un illuminé qui se sent plus fort que tout le monde et cherche à avoir raison contre tous pour exister. Ce n’est pas crédible.

Laissons là la polémique et respectons les marins et sous-mariniers.

Dieu sauve leurs âmes et prions pour eux,

et toi OED, ne te vend pas au diable de l’orgueil, ce n’est pas servir les marins.

40. par Dominique Ciupa - Directeur des Publications Mag Securs - le mardi 17 octobre 2006, à 12h 53

Nous rappelons à nos lecteurs et aux personnes qui postent des commentaires les points suivants :

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Les commentaires sur les articles servent à plusieurs choses :

- ajouter une précision technique sur un article, faire part d’une expérience ;
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Le sujet de cet article est celui de la responsabilité possible des entreprises dans la mise en oeuvre de solutions radio, Wifi notamment. Nous n’avons pas pour objectif de défendre une cause ou une autre, mais d’informer nos lecteurs sur un sujet d’actualité et de débat. Ceux-ci peuvent avoir leur propre opinion et nous la respectons. Nous ne tenons cependant pas à accepter les commentaires hors sujet, ou les commentaires purement publicitaires pour une entité donnée qui n’apportent rien au débat.

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Nous sommes par ailleurs toujours prêts à publier toute contribution de qualité sur les sujets de ce site.

Merci de votre compréhension.

Le débat sur ce sujet est difficile. On voit actuellement un véritable matraquage d’idées. A force de répéter qu’il pourrait y avoir un danger et de trouver des médias et journalistes assez naïfs pour s’en faire l’écho. Par exemple, dans une école, un enfant est mort, on ne sait pas pourquoi, il y a une antenne un peu plus loin. C’est sûr, ce doit être l’antenne et le principe de précaution veut qu’on les interdisse toutes. Mais aucune étude scientifique n’a été faite. Et surtout aucune statistique ne va dans le sens de ce catastrophisme.

Si je me fais écrasser sur la route à côté d’une antenne, des esprits mal sains diront que c’est à cause de l’antenne ... sauf que le déploiement des antennes n’a jamais eu d’effets de hausse sur le nombre de personnes écrassés.

Pas plus que sur les cancers ou autres maladies. Alors, pourquoi ?

Parcequ’il n’y a pas de lien de cause à effet !

www.next-up.org est la grosse caisse de résonnance de fausses peurs. Le danger public, c’est ce type d’associations qui veut imposer ses angoisses (à une société trop prête à les écouter) et son mode de vie : "tout interdire !". Et bien en peine de produire la statistique sérieuse !

Mais des témoignages de zozos qui disent que c’est l’antenne : oui, en masse ! Et alors ?

Sauf, que l’institut de veille sanitaire ne conclut pas de cette façon et que l’agence nationale des fréquences non plus. Seraient-ce des bandits, des mafias payées par les opérateurs et les contructeurs ? Ou d’honnêtes fonctionnaires qui font leur travail avec sérieux et concluent qu’il n’y a pas de risque, lorsque c’est le cas.

Allons, allons, cela se saurait si ces fonctionnaires touchaient ... ils sont trop nombreux pour être sous la coupe de la mafia industrielle.

Pour rester dans le sujet de cet article, nous ne connaissons aucune étude présentant un quelconque danger sur le wifi.

Le seul danger est que les associations de "furieux" finissent par faire passer des lois inutiles. Il faut le faire savoir. Avec une candidate à la présidentielle qui affirme que si le peuple dit, il faut aller dans son sens dans tous les cas, on peut aller n’importe où.

Avec une bonne comm’ et un bon marketing de la peur, des machins comme www.next-up.org peuvent finir par convaincre une majorité de gogos.

Il faut organiser le discours opposé : celui des scientifiques de progrès !

En attendant poursuivons le déploiement des systèmes WiFi, en évitant les interactions avec les autres équipements (dans exemple les hôpitaux, les avions, etc.). Mais, ce point de compatibilité entre équipements n’est pas un problème de santé publique pour l’être humain.

Quoiqu’essaient de faire croire des bandes de furieux.

42. par Marie Christine - le vendredi 3 novembre 2006, à 12h 36
Je cherche un moyen de me proteger de ma livebox.Je ne supporte pas les portzbles allumes tenus en main et a moindre mal ,les sans fil D.E.C.T.On me dit d’entourer ma live box d’un caisson metallique relie par fil de cuivre a une prise de terre .Quelqu’u n a t il un conseil a me donner ? faut il que je vende mon ordi recemment achete ?
43. par Filterman - le vendredi 3 novembre 2006, à 14h 14

Il faut être un peu sérieux et très clair. Les ystèmes sans fil présentent trois risques :

1) le premier est sanitaire, et il est inutile de le nier, car les effets biologiques existent, voir le rapport Reflex sur les destructions d’ADN.

2) Tout le monde semble oublier que sur Paris nous avons une multitude d’ambassades équipées de systèmes d’interception. Donc les sans fils qu’ils soient GSM, DECT, Wi-Fi Lan-radio, présentent des risques de failles majeures et d’espionnage économique en tout genre dans les sociétés et chez soi. Si votre femme dit sur un TSF qu’elle ne peut pas venir manger avec son mari, parce qu’il part en voyage à l’étrnager pour un gros contrat, c’est une fuite.

3) Pour finir, il faut aussi parler des risques d’interférences qui se multiplient, avec les conséquences que cela peut avoir sur les calculateurs. Les informaticiens ils peuvent toujours chercher les bugs dans les programmes, ils ne risquent pas de les trouver, si c’est un système sans fil qui surcharge l’électonique. Si les avions sont pas épargnés par les interfér des GSM, alors ne parlons pas de l’électronique des voitures et autres. Ce n’est pas pour rien qu’il y a des circulaires en aviation sur les risques des appareils portables. Affirmer le contraire et qu’il n’y a aucun risque, est IRRESPONSABLE.

Marc Filterman. Emeil : marcfilterman@hotmail.com

44. par On se marre bien avec Filter Man ! - le dimanche 5 novembre 2006, à 21h 56

il est comique Marc Filterman. alors le danger avec la radio serait que le KGB écouterait que le mari de madame Michu a un gros contrat ?

Et il fait comment le KGB pour cela ? Il écoute les dizaines de milliers de com GSM que son ambassade peut capter ? Pour cela, il a des dizaines de milliers de zozos dans ses sous-sols pour écouter et tout noter ? et ensuite, le KGB fait le tri pour trouver le truc du super contrat du mari de Madame Michu ?

N’importe quoi !

Evidemment si le mari de Madame Michu est un Général ou le Président de la République, le KGB peut suivre les com’ du numéro du dit mari parmi l’ensemble des palabres parisiens en recherchant tout particulièrement le dit numéro, en supposant qu’il le connaisse. Mais alors le général comme le président utilisera un GSM crypté, un Sagem ou un Thalès. On a ça en France. Et notre KGB ne captera que dalle avec de l’EAS 128 ou 256 ...

Bon, ça, c’est pour dire ce que l’on peut penser de l’argument n° 2 du zozo Filter Man.

Pour l’argument n°1, c’est quoi le rapport machin chose , Reflex (un appareil photo, je crois). Pas de référence à un truc inconnu. Facile de citer un rapport que personne ne connait et qui n’existe peut-être pas ... RIDICULE !

Pour l’argument n° 3, il y a bien des risques d’interférences entre les différents équipements radio, c’est vrai. Mais la corrélation avec les conséquances sur le corps humain, c’est du grand n’importe quoi, parceque jusqu’à présent le corps d’une jolie fille n’a rien à voir avec un transpondeur aérien. Expérience perso.

Ou alors, Filter Man va devoir m’expliquer 2 ou 3 bricoles d’anatomie.

Bon, c’est clair : l’argument n°2 est grotesque, le n°1 renvoie à on ne sait quoi et le n°3 est une vaste salade de tout et n’importe quoi. Allez Filter Man, tu peux voter Joseph Bové et extrême gauche, cela ne te donne pas raison pour autant. Tu peux répéter tes arguments, tu ne convains que toi et tes copains du parti.

Ou donnes nous des arguments plus scientifiques pour qu’on discute avec toi, vieux !

45. - le lundi 6 novembre 2006, à 18h 34

à marie christine - message 42 -

si la livebox ne vous plait pas, vous pouvez la remplacer par un modem ADSL, voire un modem routeur si vous avez plusieurs ordinateurs et ne pas vous équiper en wifi. Vous utiliserez alors des câbles qui peuvent même être blindés pour ne pas rayonner si cela peut vous rassurer. Il n’y aura plus de radio.

Vous êtes libre de changer votre équipement, ce n’est pas la peine de mettre cette livebox dans une cage de faraday. Mais si le coeur vous en dit, vous pouvez aussi emballer votre livebox dans du papier d’alluminium, c’est moins joli et moins coûteux....

Bon courage et n’en tombez pas malade de peur !

46. par gg - le dimanche 26 novembre 2006, à 21h 43
j’aimerai savoir en quoi le fait d’ éteindre sa télé plutot que de la laisser en veille est moins polluant
47. par Gael Le Maignan de Kerangat - le samedi 2 décembre 2006, à 22h 24

les risques en matière de compatibilité electromagnétique sont mentionnés officiellement depuis le mois de novembre 2006.

Par l’opecst :

Le rapport 3431 des auditions du 5 juillet de l’Opecst sur la compatibilité electromagnétique a été publié il et disponible sur le : site de l’assemblée nationale

par la fondation santé et radiofréquence : sur ce site les radiofréquences et la santé

48. par emmanuel - le jeudi 21 décembre 2006, à 12h 37

Bonjour,

Doit-on en tant que responsable informatique informer les utilisateurs des risques éventuels que peuvent causer le réseau Wifi dans le cadre de l’entreprise. Y a-t-il une obligation légale d’information.

Par ailleurs existe t’il des entreprises qui sont capables d’analyser le spectre de ce même réseau wifi et d’indiquer les zones les plus à risque dans les bureaux ou sont situés les bornes ?

Merci par avance

Cordialement.

Emmanuel

49. par Gael Le Maignan de Kerangat - le samedi 23 décembre 2006, à 20h 42

à emmanuel, La loi fait obligation implicite de signaler le risque, puisque sa dissimulation est un délit pouvant être puni de peine de prison meme en l’absence de dommage.

Pour ce qui est des bornes wifi, il vous suffit de respecter les distances mentionnées plus haut pour placer vos bornes et de signaler les risques et effets possibles à proximité des bornes si ces distances ne sont pas respectées par les utilisateurs.

pour trouver les zones, c’est simple ne pas placer les bornes a moins de 0,6m d’appareils électroniques (respect de la loi) et éviter d’exposer les personnes stationnant de longues heures a moins de 3m (principe de précaution) exemple : ne pas mettre de borne a moins de 3m d’une secretaire qui sera assise 8H par jour à son poste de travail. Par contre un couloir de passage pourra supporter un distance inférieure.

Je ne pense pas que cela soit tres contraignant si c’est intégré lors du déploiement par contre le risque doit obligatoirement être signalé.

cordialement

50. par Carole - le mercredi 27 décembre 2006, à 10h 01

Je ne comprends pas les valeurs qui sont données. Si la borne doit être à 3 mètres, comment dois-je faire avec les PC portables qui intégrent une carte wifi, que j’ai à 5 cm de mes mains et à 40 cm de ma tête ?

Faut-il abandonner les portables ou le rayonnement du PC est-il moins nocif que celui de la borne centrale ?

Que comprendre et que faire ?

Merci beaucoup et bravo pour la qualité de ce site.

51. par Gael Le Maignan de Kerangat - le mercredi 27 décembre 2006, à 12h 06

"Que comprendre et que faire ?"

Dans les configurations WIFI les plus courantes, il faut différencier le cas des points d’acces, de celui des portables. Le point d’acces va émettre en permanence le "canal balise" toute les 0,1s, plus le trafic à destination de tous les postes raccordés.

Le portable que vous utilisez ne va emettre que lorsque vous échangez des informations. Les valeurs crêtes seront identiques mais les valeurs moyennes seront beaucoup plus faibles que celles du point d’acces. La distance de 0,6 a 1m pour la perturbation des appareils est valable pour les deux cas car dépendant des valeur crêtes.

La distance de précaution de 3 m c’est pour les points d’acces par rapport aux personnes qui ont un poste de travail exposés plusieurs heures par jour ou le lit ou vous dormez.

Ne vous inquietez pas pour l’utilisation normale du portable sauf en cas de présence d’appareils electroniques dont un dysfonctionnement pourra avoir des conséquences , si vous l’utilisez au même endroit 8h par jour branchez un cable, cela fera un peu moins de pollution electromagnétique.

52. par Marc Vesin - le jeudi 29 mars 2007, à 19h 33

Bonjour,

Et merci pour cet article et cette discussion très intéressants, qui répondent à beaucoup de questions.

Essayons de resumer :

- la limite de 28 V/m mesuree selon le protocole de l’ANFR est une valeur d’exposition du public a ne depasser en aucun cas, en aucun lieu, a aucun moment - cette limite est basee sur 1999/519/CE et 2002-775 et implicitement ne prend pas/peu en compte les effets a long terme

- en plus de cela, la valeur de 3 V/m pour les frequences superieures a 80 MHz doit etre respectee pour la compatibilité electromagnetique - il est souhaitable de respecter une valeur limite d’exposition de 0,6 V/m

Ma question porte sur la *nature* exacte de l’obligation liee au seuil de 3 V/m. Les objectifs sont : - assurer une protection raisonnable du public - securiser juridiquement l’entreprise pour laquelle je deploie

Tel que je le comprends, il n’est pas illegal d’exposer le public a un champ superieur a 3 V/m sous certaines conditions. Par exemple, de mettre en garde les personnes qui penetrent dans un lieu sur le fait qu’elles peuvent etre exposees a des champs superieurs a 3 V/m etc. Cela ne remet nullement en cause le fait qu’un deploiement raisonnable vise des expositions inferieures.

Dans un cas, par contre, la procedure de deploiement d’un reseau Wi-Fi est assez legere : prendre des precautions raisonnables de deploiement des bornes (distance suffisante des personnes, idealement 300 cm, plus realistement dans un environnement de bureaux 150 cm) Et faire en sorte que les personnes qui rentrent dans le lieu soient informees que le champ peut depasser 3 V/m (normalement, cela n’arrive pas, mais on ne peut pas exclure le cas de quelqu’un qui vient frotter son pacemaker contre une borne Wi-Fi ;) pour securiser juridiquement son entreprise. Et on planifie une mesure selon le protocole ANFR dans un second temps par exemple.

Dans l’autre cas c’est beaucoup plus lourd, parce que meme en prenant des precautions de deploiement, on est presque obliges de recourir a une mesure selon le protocole de mesure ANFR des le deploiement, si on veut securiser juridiquement son entreprise.

Quelqu’un a-t-il un avis sur cet aspect ?



 
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