lundi 29 mai 2017    || Inscription
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Quand le FBI fait irruption dans la campagne présidentielle américaine et dénonce le manque de protection de la messagerie privée d’Hillary Clinton, c’est pain béni pour Donald Trump. Mais la protection des secrets d’Etat et l’utilisation d’outils appropriés pour les protéger pose, à un très haut niveau, le problème de la PSSI de l’Etat. Un argument pour la prochaine campagne présidentielle en France ? 

 

Donald Trump n’a pas loupé Hillary Clinton, soupçonnée par le FBI d’avoir fait circuler des secrets d’Etat sur sa messagerie électronique privée. « Des choses très graves ont dû être découvertes » a-t-il déclaré ce week-end à ses partisans. « C’est un scandale politique encore plus vaste que le Watergate. La corruption de Hillary corrode l’âme de notre nation, et nous devons l’arrêter. »

Hillary Clinton, pas mal secouée, a demandé au patron du FBI, James.B.Comey, de préciser la nature de ses soupçons, ou de rester neutre à l’aube de la présidentielle américaine. 

Une affaire qui n’est pas nouvelle

Une telle affaire, qui secoue au plus haut niveau l’establishment américain et qui pourrait peut-être faire pencher la balance en faveur du candidat républicain, n’est en soi pas nouvelle, notamment en France ou en Europe. Certains responsables bien informés nous avaient ainsi parlé de l’aversion du précédent Président de la République pour le terminal Teopad, au motif que c’était « trop compliqué à utiliser ». Du côté des Affaires étrangères, un ministre en place il y a quelques années ne voulait pas se séparer de son iPhone, contraignant son service informatique à des prouesses pour le sécuriser. Enfin, cerise sur le gâteau, on se souvient tous du tollé en 2014 entre Barack Obama et la chancelière allemande Angela Merkel au moment où, suite aux révélations d’Edward Snowden, on pensait que son téléphone portable avait été espionné par la NSA. 

Tout ceci pose à un très haut niveau la question de la protection des outils utilisés par les plus hautes personnalités de l’Etat, et, par là même, la PSSI des hautes autorités de l’Etat. Il n’est pas normal, par exemple, que pour des raisons de confort, un ancien Président de la République refuse d’utiliser un téléphone chiffré. Dans ce domaine aussi, l’Anssi a probablement fort à faire… Une bonne raison peut-être pour interroger les prochains candidats français à l'élection présidentielle sur ce qu'ils pensent de la sécurité de l'information... 




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