lundi 29 mai 2017    || Inscription
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Franc succès : c’est ainsi que l’on peut qualifier la première conférence du CEFCYS (Cercle des Femmes de la Cybersécurité) qui a eu lieu le 15 novembre dans un haut lieu de la french tech, à savoir Numa, dans le « Silicon Sentier », et a réuni 150 participants (dont un bon tiers d’hommes !). En « guest star », Guillaume Poupard, directeur général de l’Anssi, a plaidé en conclusion et de manière inattendue pour un nouveau rôle des femmes dans la cybersécurité. 


Cette conférence, sur laquelle nous allons revenir en détail dans le prochain numéro de Mag-Securs, était une première du genre en France : c’est en effet la première fois qu’une conférence organisée par une association de femmes dans le domaine de la cybersécurité était organisée. Et, de l’avis de tous et toutes, le cru était bon : pas de féminisme exacerbé, pas -ou peu- de débats stériles sur les différences hommes-femmes dans le domaine de la cyber, et des conférences de haute tenue sur l’innovation « frein ou moteur à la cybersécurité ». 

La France est appelée à jouer un rôle dans la définition des droits

En conclusion et en « guest star », Guillaume Poupard, comme à son habitude, a surpris tout le monde : soulignant avec humour que l’Anssi n’échappait pas à la règle des sous-effectifs en matière de femmes -« un petit 15% » a-t-il mentionné-, il a plaidé avec beaucoup de conviction sur le rôle que les femmes étaient appelées à jouer selon lui  à l’avenir dans la définition d’un droit du cyberespace qui ne serait pas seulement « offensif ».

 

« On parle d’attaques, et elles ne vont certainement pas diminuer. C’est vrai que, dans le domaine de la cybersécurité, on entend un bruit de bottes qui ressemble peut-être à ce qu’on pouvait entendre en 1913 » a déclaré le directeur général de l’Anssi. « La question du futur, qui est peut-être toute simple, est la suivante : quand prépare-t-on la paix dans le cyberespace ? Comment définir, notamment en termes juridiques, cette paix ?  Pour moi, il est urgent de réfléchir à cette notion, et de replacer le rôle qu’a pu jouer la France dans le passé par rapport à la définition de droits fondamentaux », a déclaré Guillaume Poupard.

Et, sans faire ni d’angélisme primaire, ni faire preuve de naïveté, le patron de l’Anssi conclut : « ce message de paix n’est certainement pas un message de lâcheté. Des instances comme l’ONU y réfléchissent déjà. Je pense que la France a un rôle à jouer dans ce domaine, et les femmes peuvent y contribuer de manière significative, notamment dans l’élaboration juridique de ce message ». Une belle mission et un bel hommage en tous cas.