vendredi 24 février 2017    || Inscription
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Ce mardi matin, dans un étage supérieur du Campus Microsoft à Issy-les-Moulineaux, un partenariat Thales-Microsoft sur les produits de sécurité a été annoncé. L’occasion de revenir sur quelques notions de base, notamment celles de la souveraineté... 

C’est en totale bonne entente que Grégoire Germain, directeur Business Développement Cybersécurité chez Thales, et Bernard Ourghanlian (photo ci-contre), directeur technique et sécurité de Microsoft France, ont annoncé ce mardi un partenariat stratégique sur deux produits Microsoft : Outlook et SharePoint.

La solution Cyris for Outlook permet l’enrichissement d’Outlook avec de nouvelles fonctionnalités garantissant la sécurisation des mails et des pièces jointes pour les destinataires ne disposant pas d’Office 365. Cyris for SharePoint permet, quant à elle, le stockage sécurisé de documents sensibles dans le Cloud.

« Le tout » explique Grégoire Germain, de façon transparente pour le client puisque les solutions de chiffrement sont fournies par Thales, et que les documents concernés restent bien évidemment chez le client ». Ces solutions, très simple d’utilisation au demeurant, posent bien évidemment en filigrane la question de la souveraineté, puisque, rappelons-le, l’annonce d’un partenariat entre Cisco et Thales aux dernières Assises de la Sécurité avait soulevé quelque émoi... 

Souveraineté : le pragmatisme demeure 

Sur ce sujet spécifique, aucun des protagonistes n’est gêné pour répondre : la souveraineté est-elle un débat dépassé ? Certes non, mais le pragmatisme demeure. « Les données de chiffrement sont stockées par Thales », précise Grégoire Germain, « et le stockage des données transmises se fait dans le data center du client «, hébergé  en général en France.

Les deux partenaires vont même plus loin : « Nous avons les mêmes préoccupations, voire les mêmes protagonistes que Microsoft », précise Grégoire Germain. « Il faut allier nos forces pour lutter contre ces menaces. Microsoft possède, en terme de bases de données, sur ses différents terminaux dans le monde (plus d’un milliard installés), des informations dont il serait dommage de se passer ». Bernard Ourghanlian pousse même le raisonnement plus loin : « évidemment, la question de souveraineté est importante.  Le fait que Microsoft localise ses data centers en Europe ne répond pas à lui seul à la question de la souveraineté. Mais, d’une part, proposer une offre de sécurité simple et transparente va dans le bon sens. On ne peut plus, aujourd'hui, empiler les couches de sécurité comme un mille-feuille. Ensuite, la sécurité est devenu un sujet tellement complexe qu’on ne peut plus travailler seul ». C’est ce qui s’appelle de la Realpolitik...