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L'attentat de Berlin devrait renforcer encore la coopération franco-allemande en cybersécurité.

 

Lundi 19 décembre au soir, sur la Breitscheidplatz, non loin de l’Eglise du Souvenir de Berlin, un des lieux les plus fréquentés de la capitale allemande, un « camion fou » a fait 12 morts et 48 blessés parmi la foule d’un marché de Noël. 

L’attentat a été revendiqué peu de temps après par l’ « agence de presse » de l’EI, Damaq. Le suspect, un tunisien âgé d’une vingtaine d’année, Anis Amri, avait des liens avec un islamiste radicalisé connu sous le nom de Boban S, et aurait cherché refuge du côté de Dortmund, en Rhénanie du nord-Westphalie identifiée comme une région pouvant abriter des réseaux salafistes, en lien avec les réseaux jihadistes. 

6 pseudonymes utilisés par le suspect

Le ministre de l’Intérieur allemand, Thomas de Maizière, a confirmé que le suspect utilisait des identités différentes (au moins 6 pseudonymes), et les autorités allemandes ont lancé un mandat d’arrêt européen le 21 décembre. Le parquet offre une récompense de 100 000 euros pour toute information pouvant conduire à son arrestation.

Selon plusieurs sources, l’Allemagne était clairement visée par des attentats terroristes : plusieurs magazines publiés par l’EI auraient appelé à frapper l’Allemagne, en raison de son engagement dans la coalition internationale.

Nul ne doute que l’Allemagne, partenaire de longue date de la France dans le domaine de la cybersécurité, s’appuiera sur les compétences françaises et européennes pour traquer le terroriste. Thomas de Maizière avait d’ailleurs affirmé lors du dernier FIC toute la coopération que la France entretenait avec les autorités allemandes sur ce sujet sensible. C’est plus que jamais d’actualité.