mercredi 29 mars 2017    || Inscription
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Anis Amri, le Tunisien qui est à l’origine cette semaine de l’attentat sur le marché de Noël de Berlin, a été tué cette nuit vers 3h du matin à la gare de Milan.

 

Anis Amri aurait été intercepté lors d’un contrôle de routine à la gare de Milan. Devant son attitude dangereuse -il n’aurait pas hésité à sortir un pistolet et à tirer sur le policier qui l’interpellait, et aurait été abattu de par l’autre policier de la patrouille italienne. L’ «agence»  Amaq de propagande de l’EI a aussitôt affirmé que le suspect abattu cette nuit est bien l’assaillant de Berlin. Le chef de la police italienne, Antonio De Iesu a déclaré ce matin en conférence de presse  qu'« ils n’avaient pas d’indices que c’était lui, sinon ils auraient été bien plus prudents ». 

Une complicité de réseaux ?

Sa cavalcade de quatre jours à travers toute l’Europe pose plusieurs questions, et notamment, malgré son signalement à travers toute l’Europe, celle de la porosité des frontières. Il serait en effet, selon la presse italienne, passé par Chambéry -en plein état d’urgence- pour rejoindre la frontière italienne. Il est indéniable qu’il a profité de la complicité de réseaux et de passeurs pour passer à travers les mailles du filet qui lui était tendu. Ce qui pose la question de l’existence d’un danger potentiel terroriste fort au sein de l’Europe, ce que n’ont jamais nié, ni Bernard Cazeneuve, nouveau Premier ministre français, ni les différentes agences de renseignement. 
Cela pose ensuite la question de son signalement : délinquant en Tunisie, ayant brûlé une école en Italie, il se serait radicalisé dans les prisons italiennes, et serait entré en Allemagne via un flux de réfugiés. Il aurait été classé comme « individu dangereux » mais n’aurait jamais été réellement inquiété. Ce qui pose aussi la question de son suivi par les autorités allemandes. Il aurait aussi circulé avec 6 pseudonymes sur le sol allemand. Précisons enfin que, une Française ayant été légèrement blessée lors de l’attaque de lundi soir, l’enquête a aussi été confiée au parquet anti-terroriste de Paris. 

Plus que jamais, la rapidité d’action et la coordination de toutes les forces de police et de renseignement européennes sont d’actualité.