mercredi 29 mars 2017    || Inscription
BanniereNews
 
 

Soirée animée hier, au Cercle européen de la sécurité et des systèmes d’information, sur le thème on ne peut plus d’actualité du risque cyber dans les élections présidentielles françaises. Plusieurs intervenants, période électorale oblige, avaient décliné au dernier moment leur participation. Mais le sujet reste brûlant.

 

L’actualité, notamment avec le piratage récent du site « En Marche » du candidat Emmanuel Macron, dont le responsable de la campagne numérique, ancien Président du Conseil National du Numérique, Mounir Mahjoubi, était présent, et les affaires sur un éventuel piratage russe dans les élections américaines, ont donné le ton : passe d’armes musclée entre Nicolas Arpagian, Directeur scientifique, Cycle "Sécurité Numérique"​, Institut National des Hautes Etudes de la Sécurité & de la Justice, bien connu des membres du Cercle, et Mounir Mahjoubi sur la sécurité du site d’Emmanuel Macron. De quoi alimenter la blogosphère pour quelques soirées…  Le responsable de la campagne numérique d’Emmanuel Macron, soutenant pied à pied son candidat, a reconnu que le site, « au début hébergé sur WordPress », n’était pas bien sécurisé, « mais que la nouvelle version est totalement sécurisée ». Il a aussi dénoncé les opérations de botrolls menées par « la fachosphère » liée à la candidate du FN, sujet sur lequel nous nous garderons bien de nous prononcer.

Le rôle crucial des  réseaux sociaux dans la campagne électorale 

La virulence des débats a eu au moins le mérite de soulever un point crucial : le rôle des réseaux sociaux, de la circulation et de la sécurité de l’information (vraie ou fausse/fake) dans l’animation de la campagne électorale. Ce qui pose (cf. notre dernier Edito) l’importance de la vérification de l’information sur un sujet qui tient à la pérennité de notre démocratie. Nous allons y revenir dans le prochain numéro dans nos pages Tendances, le sujet est trop important pour qu’on le passe sous silence. Rappelons juste que l’Anssi, qui ne pouvait pas s’exprimer officiellement sur le sujet hier soir, avait juste avant les vacances de Noël organisé une conférence de presse en mentionnant avoir rencontré les partis politiques pour les sensibiliser à la question de la cybersécurité (lire cet article).

Quant à David Guez, avocat, organisateur de la primaire.org, il a affirmé, par l’organisation d’une campagne de vote en ligne par le  biais de la blockchain, sa volonté de vouloir « réenchanter la politique de manière bienveillante ». Tout un programme…