Walter Scott, PDG de GFI Software, un fournisseur de solutions d’administration, de sécurisation des réseaux, d’archivage et de sauvegardes des données, peut se frotter les mains : les PME sont sous-équipées en matière de sécurité informatique, et la moitié sous-estiment l’impact lié à l’accès non-contrôlé à Internet. C’est ce que révèle une étude menée auprès de 253 professionnels par Redshift Research pour le compte de GFI Software. Walter Scott ne minimise pas le danger : les PME, si, déclare-t-il lors d’une conférence de presse.
L’étude, très fournie, révèle que 52% des PME sont plus préoccupées par les menaces externes que par les menaces internes (elles sont 13% à craindre les menaces internes), et plus de la moitié (57%), déclarent que leur réseau informatique n’est pas suffisamment sécurisé. Seulement 38% des PME ont mis en place des règles concernant l’usage d’Internet, et 42% des entreprises (4 sur 10), affirment avoir les moyens de contrôler et/ou de filtrer le trafic.
Moins d’un tiers des PME possèdent des règles officielles sur la restriction des accès aux données sensibles, et 21% des PME envisagent de réfléchir à un système officiel de restriction d’accès.
Les PME qui utilisent des logiciels de filtrage Web sont 57% à l’utiliser pour empêcher les téléchargements de virus ou de malwares, et plus de la moitié (53%) s’en servent pour gérer et contrôler l’usage d’Internet, et 45% l’utilisent pour empêcher toute navigation interdite ou immorale sur le Web.
Par contre, 39% des PME ont déclaré que leur budget informatique sera un peu plus élevé ou considérablement plus élevé qu’en 2009, mais 45% déclarent qu’il va rester inchangé.
Enfin, 35% des PME possèdent un responsable informatique, mais elles sont 15% à avoir un employé spécialisé dans l’informatique et la sécurité.