lundi 24 février 2020    || Inscription
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Plus de 400 domaines et places de marchés « underground » ont été fermées par les polices américaines et européennes dans le cadre d’une opération baptisée Onymous. 17 personnes ont été arrêtées.

Nous faisions état en début de semaine de la recrudescence des places de marché « illégales » 12 mois après la fermeture de Silk Road

C’est un véritable coup d’arrêt que vient de subir le Darknet avec la fermeture de plus de 400 sites dont SilkRoad 2.0, l’arrestation de 17 personnes avec parmi elles Blake Benthall accusé d’être à l’origine de Silk Road 2.0.

L’opération a été menée en conjonction par le FBI, Europol et le Département américain pour la sécurité intérieure. Outre Silk Road 2.0, cloud9, Hydra, Pandora, Blue Sky, Topix, Flugsvamp, Cannabis Road ou encore Black Market ont été fermées. Il en va de même pour un certain nombre de sites de blanchiment d’argent comme Cash Machine, Cash Flow, Golden Nugget et Fast Cash. Plus d’1 million de dollars en bitcoins, 250 000 dollars en cash, de la drogue et des armes ont été également saisis par les policiers en charge de l’opération. Plusieurs personnes ont été arrêtées à Dublin, en Suisse, en Pologne et de nombreux documents ont été saisis. Au total, 17 pays européens ont participé à la traque, la France figurant parmi eux.

De la bonne vieille police ?

Dans le détail, ce sont plus de 400 noms de domaines en .onion (relatifs à Tor) qui ont été fermés. A l’origine, la police s’est concentrée sur Silk Road 2.0 et son concepteur Blake Benthall mais les forces de l’ordre ont décidé d’aller un peu plus loin pour l’occasion, ce qui a conduit à ce qui est aujourd’hui la plus grosse opération jamais réalisée contre ces sites underground. Toutefois, la moitié des six plus grosses places sont encore en ligne et le trafic va certainement se diriger vers elles, en particulier Evolution.

Bien évidemment, ni Europol ni le FBI ne se sont exprimés sur la manière dont ils ont procédé pour identifier la localisation des serveurs. « C’est quelque chose que nous gardons pour nous. La manière dont nous avons procédé nous ne pouvons le partager avec le monde entier car nous voulons le refaire encore et encore », a déclaré un représentant d’Europol à Wired. Il a également indiqué que la coopération policière entre l’Europe et les Etats-Unis fonctionnait parfaitement, que c’était désormais une machine bien huilée et que la mise en place de sites tels que Silk Road 2.0 ne pouvait désormais plus s’effectuer sans risque.

La question se pose donc maintenant d’une faille dans l’anonymisation que propose le réseau Tor même si l’organisation a démenti l’existence d’une quelconque faille et suppose que la police a plutôt employé des méthodes de... police anciennes et éprouvées, notamment avec l’aide d’indicateurs.




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