mercredi 26 juillet 2017    || Inscription
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2016 a été une année record en matière de failles de sécurité. De récentes études indiquent que le nombre de dossiers exposés a atteint les 4,2 milliards l'année dernière, contre seulement 1,1 milliard en 2013.

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La 10ème conférence de l’Arcsi (Association des réservistes du chiffre et de la sécurité de l’information) a réuni dans les superbes locaux de l’Ecole de médecine du Val de Grâce un panel de haute facture pour débattre d’un thème très porteur : la dépendance de nos sociétés au numérique. 

 

Cette conférence, un modèle du genre pour la qualité et la pertinence (ou l’impertinence !) de son contenu, est d’une richesse telle que  nous reviendrons dans les pages du prochain numéro de Mag-Securs sur son déroulé. En avant-première, nous pouvons mentionner le brio avec lequel Pierre Bellanger, PDG de Skyrock, a défendu avec la plus ferme conviction en introduction sa conception de la souveraineté nationale et de la défense des données personnelles : venant de quelqu'un qui s’est longtemps opposé à l’Etat sur l'émergence des radios libres, sa conférence avait quelque chose de non-conventionnel et de convaincu qui a emporté l’adhésion de l’auditoire, que l’on ne peut pourtant pas suspecter de jeunisme primaire. En substance, le patron de Skyrock a fait le parallèle entre la banque d'il y a 20 ans et la banque aujourd'hui, en stigmatisant le rôle des plates-formes et des applications Web dont toutes les banques se dotent. 

« Je n’aime pas être esclave »

Il a souligné la perte de souveraineté, notamment dans le domaine du droit applicable (celui de la Californie), que les particuliers qui hébergent leurs comptes sur des banques qui travaillent avec des plates-formes situées en Californie peuvent rencontrer : « en droit californien, la notion de clause abusive n’existe pas » précise-t-il notamment. « Nous avons perdu notre souveraineté numérique », déplore-t-il, avant de conclure : « j’adore la liberté. J’ai combattu l’Etat français et j’ai été arrêté parce que j’émettais. J’ai fait de la désobéissance civile un acte militant. Aujourdhui, c’est pourtant la même révolte qui m’anime. Il faut toujours se méfier des endroits où il n’y a pas d’isoloir, et, sur les plate-formes du Web, cela n’existe pas. Pour moi, la souveraineté numérique est la garantie de notre liberté. J’adore les nouvelles technologies, mais je n’aime pas me faire avoir. Je n’aime pas être esclave ». Pas plus des algorithmes de profilage que des diatribes anti radios libres. Partial, sûrement, mais intéressant.