mercredi 26 juillet 2017    || Inscription
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2016 a été une année record en matière de failles de sécurité. De récentes études indiquent que le nombre de dossiers exposés a atteint les 4,2 milliards l'année dernière, contre seulement 1,1 milliard en 2013.

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Ce matin, devant un parterre de journalistes triés sur le volet, Louis Gautier, secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale, et Guillaume Poupard, directeur général de l’Anssi, ont donné une courte conférence de presse. Au menu des débats : l’état de la menace cyber. 

Cette conférence de presse impromptue avait entre autres pour but de livrer un état des lieux sur les menaces réelles qui pouvaient  affecter notre pays en cette fin d’année. Sans surprise, suite à l’attentat terroriste sur le marché de Noël il y a 2 jours à Berlin, nos questions se sont orientées vers une possible menace terroriste. Sans la nier, et en disant que, comme toujours dans ce genre de cas, la propagande pro-djihadiste s’intensifiait sur les réseaux sociaux, Louis Gautier et Guillaume Poupard demeurent relativement prudents -et on les comprend- sur ce type de menaces.

 

Par contre, certains "signaux faibles" font que Guillaume Poupard signale un niveau de menace (pas seulement terroriste) « élevé ». 

Un dessein stratégique des attaquants ? 

« L’Anssi n’a pas recensé cette année plus d’attaques sérieuses que les années précédentes, soit une vingtaine d’attaques majeures » précise-t-il. « Par contre, on perçoit d’autres mouvements, des cartographies, on sent que les attaquants préparent le terrain, avec une capacité d’action, soit dans le domaine du sabotage, soit dans le domaine du vol d’informations, mais avec un dessein stratégique ». « Les attaques sur les systèmes industriels pourraient être une évolution naturelle » précise-t-il. 

La porosité de la menace

Louis Gautier, secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale, s’avoue de son côté préoccupé par la « porosité » de la menace, autrement dit le personnel travaillant en France ou dans les autres pays dans le domaine de la cyber qui pourrait constituer un possible vecteur d’attaques des systèmes, via, par exemple, de l’ingénierie sociale. Bien sûr, il est impossible (voire non souhaitable) d’accréditer chaque personnel travaillant dans la cyber à des niveaux tels que le confidentiel défense, mais une vigilance de bon sens s’impose. Pas facile…