mercredi 26 juillet 2017    || Inscription
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2016 a été une année record en matière de failles de sécurité. De récentes études indiquent que le nombre de dossiers exposés a atteint les 4,2 milliards l'année dernière, contre seulement 1,1 milliard en 2013.

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En direct du FIC

Bruno Le Roux, ministre de l’Intérieur, a inauguré aujourd’hui la première journée du FIC, à Lille Grand Palais. Un discours sans grande originalité et plutôt moins combatif que son prédécesseur des années précédentes, Bernard Cazeneuve, mais qui a néanmoins marqué que la lutte contre la cybercriminalité devenait une cause nationale.

 

Bruno Le Roux a notamment souligné le rôle central joué par la cybersécurité dans la transformation numérique de la société, ce qui commence en soi à devenir un discours récurrent, mais néanmoins important à marteler. Il a aussi souligné quelques innovations dans le domaine de la dématérialisation de la lutte contre la cybercriminalité, et a notamment évoqué la possibilité de porter plainte en ligne en cas d’usage frauduleux de la carte bancaire. Compte-tenu (cf. notre numéro 52 de Mag-Securs) de la multiplicité des cas de fraudes à la carte bancaire, cette possibilité offre sans nul doute de réelles avancées pour le grand public.

Il a aussi évoqué l’essor grandissant des cas de cybercriminalité, évoquant à mots découverts une multiplication des défigurations de site (ce qui en soi n’est pas d’une gravité extrême), mais aussi une aggravation du niveau de complexité de la menace, ce en quoi il rejoint le discours de Guillaume Poupard, directeur de l’Anssi, et une augmentation de la capacité de cyberdéfense de la France, un thème que reprendra probablement son collègue du gouvernement Jean-Yves le Drian dans la soirée d’aujourd’hui et que vous pourrez lire en ligne.

« En 2016, 834 demandes de blocage, 1 929 demandes de déréférencement et 3 129 demandes de retrait ont ainsi été adressées par la DCPJ aux opérateurs de l’Internet », a notamment précisé le ministre. Les pouvoirs de la DCPJ (direction centrale de la police judiciaire) ont été renforcés. « Créée en avril 2014 et renforcée en 2015 après les attentats, la Sous-direction de la lutte contre la cybercriminalité (SDLC) de la police judiciaire […] a mis en place un laboratoire et une base de données lui permettant d’exploiter les informations collectées de sources françaises, européennes et internationales pour initier des enquêtes judiciaires. La SDLC poursuit la mise en place de capacités modernes de recherche de la preuve numérique. Elle a installé 13 laboratoires d’investigation opérationnelle du numérique (LION) dans les services territoriaux et centraux de la DCPJ, véritables outils d’aide à l’enquête », a précisé le ministre.

Le rôle central du chiffrement

Le ministre a enfin insisté sur le rôle central du chiffrement, insistant en cela sur une initiative commune lancée avec le ministre allemand de l’Intérieur, Thomas de Maizière, dont le pays a été durement touché avant Noël par des attentats terroristes. 
« Je veux bien sûr insister sur la question absolument centrale du chiffrement », a déclaré le ministre. « C’est là un enjeu essentiel dans la lutte contre la menace terroriste, un enjeu essentiel pour la sécurité et la confiance de l’écosystème numérique européen. Nous devons en garantir la fiabilité en respectant l’équilibre le respect de la vie privée et les besoins des services d’enquête. C’est la raison pour laquelle, avec mon homologue allemand, Thomas de Maizière, nous avons lancé une initiative commune pour sensibiliser les États membres de l’Union européenne à l’importance de cette problématique pour que des solutions communes soient élaborées. C’est là, sans aucun doute, l’un des principaux défis qu’il nous impérativement relever. Il en va de notre sécurité collective ».

Pour lire l’intégralité du discours du ministre : www.interieur.gouv.fr