dimanche 24 mai 2020    || Inscription
BanniereNews
 
 
Des portails djihadistes au détournement de mineurs via des sites pornographiques, en passant par des méthodes pour se suicider, des recettes d´explosifs ou des injures raciales, l´Algérie ne fait pas exception au reste du monde pour la gravité de la cybercriminalité.

Selon le site algérien « le bimensuel des TIC », un projet de loi « qui porte des règles particulières relative à la prévention et à la lutte contre les infractions liées à la technologie moderne est en cours d´élaboration. L´objectif est d´assurer le juste équilibre entre le respect sacré du droit du citoyen dans sa vie de tous les jours, et le développement formidable des nouvelles technologies de l´information et de la communication. Elaboré par un groupe de travail pluridisciplinaire il y a deux ans, ce nouveau texte de loi apportera un dispositif réglementaire cohérent de lutte contre la criminalité informatique ».

La cybercriminalité est aussi un véritable problème avec lequel l´Algérie doit se confronter. Il y a près de 6000 cybercafés en Algérie, 200.000 accès ADSL et 3000 sites webs. Régulièrement, des sites, notamment étatiques, se font pirater. Le ministère de la Justice algérien a d´ailleurs organisé récemment à l´Ecole Supérieure de la Magistrature à Alger un séminaire sur la cybercriminalité, en collaboration avec l´ENM (Ecole Nationale de la Magistrature) de France. Ce séminaire était organisé au profit des cadres de la justice, de la Sûreté Nationale , de la Gendarmerie Nationale, et de la sécurité militaire.
Le séminaire a permis aux participants de faire un tour d´horizon de la législation au niveau mondial et de refaire en partie un retard que l´Algérie possède dans ce domaine.

Les cybercafés et la cybercriminalité

Les cybercafés sont aussi frappés par le phénomène. Un dirigeant d´un cybercafé témoigne : « parfois j´observe des internautes qui consultent des sites de violence appelés sites djihadistes ». Placé entre le marteau et l´enclume, il se demande quelle loi peut l´autoriser à interdire à des adultes de consulter ce genre de sites. Les providers peuvent être saisis, car leur part de responsabilité est évidente, mais le gérant du cybercafé peut aussi être inquiété. Il est urgent qu´une loi vienne combattre un phénomène qui affecte de plus en plus l´Algerie.



Noter cet article (de 1 = Nul à 5 = Excellent) Valider

Dossier

RSS
12



Événements SSI