mardi 14 juillet 2020    || Inscription
BanniereNews
 
 
IMG/bmp/revue_de_presse.bmp
Le "whistleblowing", cette pratique qui consiste à dénoncer des collègues sur le lieu de travail, a donné lieu à des affaires retentissantes qui trouvent leurs conclusions en ce moment.


En effet, selon les sites Internet du Monde www.lemonde.fr et le Figaro www.lefigaro.fr, des salariés se sont émus de "systèmes d´alertes professionnelles" qui conduisaient à dénoncer des salariés collègues sur leur lieu de travail.
La première affaire a trouvé sa conclusion aujourd´hui. Elle opposait les salariés de l´entreprise Benoist-Girard, fabricant de prothèses à Hérouville, dans le Calvados, à ses salariés. L´entreprise avait en effet mis en place un "logiciel de dénonciation" entre collègues depuis dix mois. Le juge des référés du Tribunal de Grande Instance de Caen a estimé aujourd´hui que "ce système d´alerte professionelle", créait un "trouble manifestement illicite", et a condamné la société, une filiale de l´entreprise américaine Strycker, à cesser cette pratique, faute de quoi elle devrait verser 300 euros par salarié et par jour si le système n´est pas suspendu. L´entreprise envisage de faire appel.

Une affaire similaire oppose les salariés de Dassault Systems à leurs employeurs. "On a une adresse e-mail interne à qui tout salarié peut écrire s´il a un doute", affirme Ségolène Moignet, une des responsables de l´entreprise qui peut lire les mails. Elle souligne aussi que "si le mail est hors sujet, on n´écoute pas. On le détruit immédiatement". Bernard Malzieu, de la CGT, souligne au contraire que le système "permet de dénoncer tout et n´importe quoi". La Cour de Cassation doit statuer le 10 novembre sur l´avenir de ce système.

Ces alertes qui conduisent à de la délation ont été mis en place aux Etats-Unis suite à l´affaire Enron, où ils sont obligatoires suite à la loi Sarbanes-Oxley pour toute société cotée en Bourse. Destiné au départ à dénoncer des "actes illégaux" de dirigeants, les dispositifs peuvent conduire à la délation, et les résurgences du gouvernement de Vichy sont encore beaucoup trop présentes en France pour que de tels outils soient adoptés.



Noter cet article (de 1 = Nul à 5 = Excellent) Valider

Dossier

Droit d’accès et comptes à privilèges

Jacques Cheminat 0 143031
Equifax, Deloitte, Uber, les récentes violations de données ont souvent des techniques de piratages différentes, mais un élément commun, obtenir l’accès à des applications critiques comme les bases de données, les bases clients, les informations bancaires. En général ces programmes sont soumis à habilitation et rattachés à des comptes à privilèges. leur protection est donc une nécessité dans un monde de plus en plus ouvert et insécurisé. Dossier publié avec le concours de Kleverware.
RSS
12



Événements SSI