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Hamadoun Touré, secrétaire général de l´Union Internationale des Télécommunications, avait proposé au forum de Davos un traité international sur les cyberconflits. Il a été interviewé dans l´édition en ligne du Monde.


"La seule façon d´éviter la cyberguerre, c´est de la gagner "

Il estime notamment que, "la seule façon de gagner la cyberguerre, c´est de l´éviter. C´est pourquoi nous souhaitons établir de façon préemptive une "cyberpaix".
Chaque état s´engagerait à trois choses", déclare-t-il. "protéger ses citoyens de ces attaques ; ne pas abriter ou protéger des cyberterroristes ; et ne pas lancer d´attaques sur un autre pays. Un tel accord ne pourrait pas concerner uniquement les Etats, il devrait aussi impliquer d´une manière ou d´une autre le secteur privé". Il cite Google à titre d´exemple.

Questionné sur la source d´une attaque entre un individu ou bien un état, qu´il est difficile d´établir, il répond que "si tous les Etats se mettent d´accord sur la manière dont on doit procéder au pistage d´une adresse IP, il devient beaucoup plus difficile de contester la paternité d´une attaque".

Pour lutter contre la cyberguerre, il prône "une meilleure éducation de tous, de meilleurs outils techniques, mais surtout un cadre juridique et reglementaire commun : chaque état doit criminaliser les crimes dans le cyberespace".


Il existe des réseaux de botnets militaires


nterrogé sur un projet de loi du discuté cette semaine au Parlement américain pour renforcer les capacités de défense contre les cyberattaques, il parle de mise au point d´armes cybernétiques offensives pour la France, Israël, les Etats-Unis, la Russie et la Chine. Il déclare notamment : "il existe des réseaux de botnets militaires. Mais ces armes n´ont pas été testées à grande échelle : les utiliser, c´est s´exposer au risque d´une riposte qui détruirait aussi les infrastructures informatiques de l´assaillant".

Volontiers alarmiste, il poursuit : "pendant la guerre froide, il y avait deux superpuissances. Aujourd´hui, il y a six milliards d´habitants sur la planète, et chacun d´entre eux est une cyberpuissance potentielle (...)".

Interrogé sur le scepticisme soulevé par son projet, notamment de la part de John Negroponte, ancien directeur des renseignements sous l´administration Bush, il affirme : "ce sont ceux qui pensent être le mieux protégés qui sont les plus réticents à laisser d´autres institutions se pencher sur ce problème. Pour l´instant, nous travaillons de concert avec les autres agences des Nations Unies, notamment l´Office contre la drogue et le crime et le bureau des affaires du désarmement. Nous en parlons également avec Interpol".

(...) Tout le monde est concerné par la protection de sa vie privée, par le maintien de la confidentialité des données, les citoyens comme les entreprises ou les états qui craignent l´espionnage économique ou militaire. (...). Il affirme que, dans ce domaine, "il est vital d´avancer en parlant".



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Dossier

Droit d’accès et comptes à privilèges

Jacques Cheminat 0 143292
Equifax, Deloitte, Uber, les récentes violations de données ont souvent des techniques de piratages différentes, mais un élément commun, obtenir l’accès à des applications critiques comme les bases de données, les bases clients, les informations bancaires. En général ces programmes sont soumis à habilitation et rattachés à des comptes à privilèges. leur protection est donc une nécessité dans un monde de plus en plus ouvert et insécurisé. Dossier publié avec le concours de Kleverware.
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