mardi 2 juin 2020    || Inscription
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Dans le cadre de la loi LOPPSI, examinée à l´Assemblée Nationale depuis le 9 février, les députés ont accepté d´imposer le filtrage du web aux FAI. L´autorité judiciaire devra toutefois se prononcer avant une coupure d´accès.


Les uns après les autres, les articles de la loi LOPPSI sont adoptés à l´Assemblée Nationale. Après celui sur l´usurpation d´identité, puis celui sur la contrefaçon, c´est l´article sur le filtrage du web via les FAI qui a été adopté.

Cet article 4 de la loi LOPPSI impose le blocage des sites pédopornographiques sur demande administrative, suite à un accord donné par un juge. Un tel dispositif a d´ailleurs été abandonné chez nos voisins d´outre-rhin.

Comme pour une certaine loi Hadopi, certains redoutent déjà que ce type de projet conduisent ceux qui se livrent à ce genre d´activités à utiliser des moyens alternatifs pour arriver à leurs fins.

Ainsi, une liste noire secrète devrait être dressée. Evidemment, il n´est pas question de rendre cette liste publique, au risque de donner un véritable annuaire des sites les plus tendancieux.

Plutôt que d´avoir recours aux demandes express vers les hébergeurs pour retirer certains contenus, comme c´est désormais le cas en Allemagne, le gouvernement français souhaite encore mettre en œuvre une politique répressive sur le web.

De plus, d´un point de vue économique, et vue la quantité de sites répréhensibles dans le cadre d´une telle loi, aucune étude n´a pu et ne semble pouvoir déterminer le ratio argent dépensé/efficacité d´une telle mesure.On parle tout de même de 140 millions d´euros par an pour le filtrage du web.



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