mercredi 8 avril 2020    || Inscription
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De plus en plus de communes sont tentées d’installer des systèmes de cybersurveillance, pour protéger la sécurité des citoyens. Problème : elles font parfois du zèle, et les citoyens se plaignent d’une dérive sécuritaire.

La petite commune de Chazay, a 20km de Lyon dans la vallée de l’Azergues, est sous le choc. Elle est sur le point de mettre en marche 37 caméras pour 3900 habitants.

Selon les informations de Rue 89, il y a quatre caméras sur la mairie, cinq au stade de foot, six sur la crèche, trois à l’école maternelle, et six à l’école  primaire. De quoi émouvoir les parents d’élèves, qui alarmés par les instituteurs, ont demandé des explications au maire. Celui-ci leur a répondu que « le matériel n’enregistrera les événements qu’en dehors des heures de classe, pour assurer la sécurité des  biens ».

Des parents ont saisi la Cnil

Mais les parents, non satisfaits, ont saisi la Cnil, pour alerter sur l’absence d’informations.

Emilie de Regnaucourt, présidente de la FCPE locale, s’inquiète : « on ne sait pas si les caméras filmeront pendant le temps périscolaire. Or, il y a des enfants pendant ces moments là ».

Selon les informations de Rue 89, le système a coûté 80000 euros, dont une grande partie est financée par la Préfecture.

La vidéosurveillance est grandement encouragée par le gouvernement, qui a mis en place un Fonds Interministériel de Prévention de la Délinquance, qui permet de financer jusqu’à 50% des investissements des municipalités.

Mais la vidéosurveillance peut se révéler un piège des libertés publiques. Tout n’a peut-être pas à être filmé, et notamment la crèche ou l’école maternelle, où il est fort peu probable que des cas de délinquance se produisent. Il faudrait que les municipalités respectent un principe de proportionnalité dans leur politique de vidéosurveillance.



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