Le rapport « Foreign Spies Stealing Us Economic Secrets in Cyberspace » se fonde sur le travail de 14 agences américaines et met en cause les Chinois et les Russes dans le vol de secrets industriels, technologiques et commerciaux des Etats-Unis. Le rapporteur souhaite une discussion nationale sur la protection des données affirmant «  être lassé d’admirer le problème ».

En pleine réunion du G20 à cannes, il n’est pas certain que les relations entre Barack Obama, d’une part, et Hu Jintao et Dimitri Medvedev, d’autre part, demeurent au beau fixe. En cause, un rapport du bureau national de contre-espionnage américain qui met en cause nommément la Chine et la Russie comme principaux responsables du cyber-espionnage.

Le rapport rédigé sous la houlette de Robert Bryant affirme que des dizaines de milliards de dollars de secrets commerciaux, technologies et propriétés intellectuelles sont siphonnées chaque année depuis les systèmes d’information des agences gouvernementales, entreprises et instituts de recherche américains. M. Bryant met en parallèle les difficultés économiques des Etats-Unis et l’accroissement du vol de données. « Les Chinois sont les acteurs les plus actifs au monde dans l’espionnage économique », affirme le rapport qui ne s’embarrasse pas de circonvolutions diplomatiques. Ledit rapport est fondé sur le travail de 14 agences américaines. Outre l’empire du milieu, le rapport met également en lumière le rôle néfaste des Russes en matière d’espionnage économique. Par la voie de leurs porte-paroles, les ambassades des deux pays mis en cause ont vivement démenti ces affirmations. Toutefois, sur 7 affaires de vols qui ont fait l’objet d’une plainte ne matière d’espionnage économique, 6 conduisent à la Chine.

Le rapport indique qu’entre 2009 et 2011 les efforts des hackers, agences officielles et entreprises étrangères se sont accrus pour dérober de l’information en provenance des Etats-Unis. Outre les pays susnommés, les vols proviendraient également d’alliés américains parmi lesquels sont cités les Français et les Israéliens. Toutefois, « la majorité de l’activité semble provenir de Chine ». « C’est actuellement l’âge d’or du cyber espionnage », précise Steven Chabinsky, assistant au directeur de la division Cyber du FBI. « Les états étrangers volent des données à droite à gauche qu’il s’agisse de sociétés privées, d’associations à but non lucratif ou d’agences gouvernementales.

Selon différentes estimations, la recherche & développement aux USA représenterait une valeur de 400 milliards de dollars et que des dizaines de milliards seraient dérobés chaque année, en particulier via les systèmes d’informations. Le Washington Post cite un représentant d’une agence gouvernementale qui, sous couvert d’anonymat, livre quelques exemples récents. : 100 millions de dollars en recherche sur les insecticides dérobés à Dow Chemical, 400 millions de dollars de formules chimiques à DuPont, 600 millions de données propriétaires à Motorola, 20 millions de formules de peinture à Valspar.

Un député républicain a récemment accusé les Chinois de se livrer à une guerre commerciale massive et a enjoint l’Amérique et ses alliés à se livrer à des pressions diplomatiques pour stopper cette situation.




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Droit d’accès et comptes à privilèges

Jacques Cheminat 0 143989
Equifax, Deloitte, Uber, les récentes violations de données ont souvent des techniques de piratages différentes, mais un élément commun, obtenir l’accès à des applications critiques comme les bases de données, les bases clients, les informations bancaires. En général ces programmes sont soumis à habilitation et rattachés à des comptes à privilèges. leur protection est donc une nécessité dans un monde de plus en plus ouvert et insécurisé. Dossier publié avec le concours de Kleverware.
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