Un nouveau mouvement social est-il en train de naître avec les « Occupy Wall Street » et les hacktivistes de l’Internet ?

Depuis bientôt 10 ans les "geeks" ont eu leurs combats politiques : les DRMs, IPRED, DADVSI, les brevets logiciels, LOPPSI, Hadopi... mais jusqu'ici ils restaient cantonnés aux seuls techniciens capables de saisir comment ces lois pouvaient être dommageables pour la structure même de l'internet ou dans les pratiques des informaticiens, en particulier pour le logiciel libre. 

A l'heure du numérique, les combats de "geeks" touchent désormais notre vie quotidienne, et les anciens techniciens deviennent les nouveaux défenseurs des libertés publiques. 

Les écologistes ont été de tous ces combats, comme ils ont porté de nombreuses luttes révélées par des problématiques techniques ou citoyennes pour entrer dans la sphère politique, du nucléaire aux gaz de shiste, des pesticides aux OGMs... 

Aujourd'hui la mobilisation est de plus en plus portée par l'opposition qui monte contre ACTA. Ce traité scelle la jonction de nombreuses luttes puisqu'au-delà de la surveillance du partage sur internet, il déborde du cadre du virtuel pour concerner très concrètement les malades dont la santé dépend de l'accès aux médicaments génériques ou les paysans qui souhaitent utiliser des semences sans les acheter aux semenciers. Signalons à ce sujet l'imposture qui consiste à valider comme découverte technologique le travail de milliards d’années d’évolution des variétés et de dizaines de milliers d’années de sociétés paysannes... 

Les mouvements type "Anonymous" reflètent cette prise de conscience politique des citoyens que les règles de fonctionnement mondiales sont en train d'être réécrites sous nos yeux en dehors de tout débat démocratique. Difficile de dire si ces mouvements seront aussi importants pour l'occident que les printemps arabes, mais cette nouvelle génération de défenseurs des libertés publiques tombe à pic !


Doit-on laisser tout faire sur Internet ou tenter de le laisser libre ?

La question de la liberté sur internet interroge plusieurs domaines : d’abord celui de la liberté de créer et d’échanger : souvenons-nous que certains groupes économiques d’édition musicale, voulaient en lien avec des sociétés d’auteurs interdire la mise en ligne de musique par des groupes ! Ensuite celui de la liberté d’échanger et de coproduire, comme le font les universités ou des groupes de réflexion : le législateur doit veiller à ce que des règles protégeant la rémunération des auteurs ne soient pas une entrave à ces pratiques et un secteur coopératif et solidaire protégé par la loi serait bienvenu. 

La liberté de lire et de produire est aujourd’hui mise à mal par l’orientation sélective des moteurs de recherche, et la récolte (accrue par le dernier règlement de google) des renseignements sur l’utilisateur (bel outil pour la publicité, et les dictatures). Raison de plus pour former de jeunes citoyens émancipés qui sachent décoder les mécanismes pour ne pas les subir. 

La télévision connectée interroge brutalement les règles que le CSA applique à la télévision actuelle : création, diversité, non violence pour les enfants, limitation –toute relative- publicitaire. La fermeture des sites racistes ou pédophiles est en revanche une veille salutaire indispensable. 

Quant au débat très réducteur « pour ou contre HADOPI » EELV a été le seul parti à garder une ligne constante contre tous les textes : DAVSI, HADOPI 1, HADOPI 2 en affirmant son attachement à la rémunération des créateurs, mais en démontrant que ce mécanisme n’était ni efficace, ni innocent vis-à-vis des libertés. 

Enfin, la liberté sur Internet réside aussi dans des principes techniques qui doivent être défendus et affirmés, c'est pourquoi nous souhaitons notamment inscrire la neutralité du net dans la loi.



Élection présidentielle, et sécurité de l'information, les candidats répondent:



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Dossier

Droit d’accès et comptes à privilèges

Jacques Cheminat 0 145579
Equifax, Deloitte, Uber, les récentes violations de données ont souvent des techniques de piratages différentes, mais un élément commun, obtenir l’accès à des applications critiques comme les bases de données, les bases clients, les informations bancaires. En général ces programmes sont soumis à habilitation et rattachés à des comptes à privilèges. leur protection est donc une nécessité dans un monde de plus en plus ouvert et insécurisé. Dossier publié avec le concours de Kleverware.
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