vendredi 13 décembre 2019    || Inscription
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L’équipementier américain Cisco annonce la fin de son partenariat commercial avec le constructeur chinois ZTE. Ce dernier se défend de pratiquer toute forme d'«espionnage» comme certains le prétendent, et affirme qu’il est totalement transparent sur les produits qu’il vend, notamment concernant les routeurs cœur de réseau.

Les récents développements de l'actualitésont mis à mal les équipementiers chinois ZTE et Huawei, suspectés d’être les bras armés du gouvernement chinois, et d’inclure des backdoors dans leurs équipements cœur de réseau afin de récupérer des informations. Indirectement, ils sont accusés d’espionnage industriel. Ce que n’avait pas manqué de souligner le sénateur Jean-Marie Bockel dans son rapport sur la cyberdéfense, dans lequel il conseille d’éviter d’utiliser des équipements chinois en France.

Coïncidence ou pas, l’équipementier américain Cisco annonce qu’il met fin à son partenariat commercial avec ZTE. Cisco aurait mené une enquête interne sur des accusations de ventes illégales par ce dernier de matériels Cisco en Iran, comme le rapporte Reuters. ZTE aurait violé un embargo international en cédant du matériel à la première entreprise iranienne de télécoms. Suite à cela, le département du Commerce américain et le FBI ont ouvert leurs propres enquêtes.

Un rapport a été rendu public lundi par une commission du Congrès américain sur ces ventes. Ce dernier suggère que les équipements de ZTE et Huawei devraient être bannis du territoire américain. Sur le fond de ce dossier plane encore et toujours le risque de fuite d’informations au gouvernement chinois, ce qui représente une menace pour la sécurité des Etats-Unis.

ZTE se défend : les matériels américains doivent eux aussi être audités

« ZTE est extrêmement préoccupé par cette question et est en contact avec Cisco. Dans le même temps, ZTE coopère pleinement avec le gouvernement américain dans l'enquête sur l'Iran. Nous sommes convaincus que cette affaire sera traitée comme il se doit », a expliqué Dai Shu, porte-parole de ZTE, à Reuters.

Parallèlement, ZTE tente de se dédouaner, tout en réfutant les accusations d’espionnage. « ZTE a présenté à la Commission de nombreux faits selon lesquels il est l’entreprise chinoise la plus transparente, indépendante, mondialisée, et cotée en bourse (…) L’entreprise est reconnue comme un partenaire de confiance par 140 gouvernements et 500 opérateurs ».

Il assure que « les équipements ZTE sont sûrs pour l’infrastructure télécom américaine », avant d’ajouter que « virtuellement, toutes les infrastructures télécoms américaines et à travers le monde incluent des composants fabriqués, tout ou en partie, en Chine ». Il sous-entend que du matériel chinois est déjà présent dans des équipements Cisco par exemple.

Dai Shu insiste sur le fait que tous les équipements qui comprennent du matériel chinois devraient être audités, « y compris les matériels américains »




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