Le parlement européen vient de voter à la majorité écrasante un projet de loi sanctionnant les cybercriminels. Les parlementaires européens réclament des sanctions maximales allant jusqu’à 5 ans de prison.

Les représentants des pays membres de l’union européen qui siègent au parlement européen ont voté à la majorité écrasante (541 voix pour) la résolution rédigée par Monika Hohlmeier. Les peines varient selon le type de délit commis. Les cybercriminels, d’après le texte adopté par le Parlement  risquent des peines allant de 2 à 5 ans d’emprisonnement. 

Cette résolution vise à renforcer la coopération des pays européens dans leurs luttes contre les cyber-attaques. Pour le cas des ‘’mineurs’’ la loi laisse aux états de prendre la décision selon les lois en vigueur dans chaque pays. 

-Siège du Parlement Européen-

La résolution adoptée par les parlementaires européens durcit les sanctions même contre les entreprises. L’entreprise qui engagera un pirate informatique pour s’attaquer aux données d’un concurrent risque la fermeture et l’arrêt de l’octroi des avantages publics. 

Pour ce qui est de l’usage des réseaux zombies, le projet de la directive prévoit une peine d’au mois trois ans d’incarcération. ‘’Le projet de directive introduirait également une peine d'au moins trois ans d'emprisonnement pour l'utilisation de "réseaux zombies", visant à établir un contrôle à distance d'un nombre significatif d'ordinateurs en les infectant de maliciels par le biais de cyber-attaques ciblées’’ lit-on dans le communiqué.

Concernant les cyber-attaques contre les infrastructures vitales, telles que les centrales nucléaires, les réseaux de transport et gouvernementaux, ses commanditaires risquent une peine d’au moins cinq ans. 

Les états membres de l’UE veulent ainsi renforcer le travail des institutions nationales afin de minimiser les dégâts et traquer facilement les malfaiteurs. D’ailleurs, les pays européens sont invités à alerter les autres pays dans un délai de huit heures afin de rendre la coopération policière plus efficace.

Après l’adoption de la loi par le Conseil Européen. Les gouvernements des pays membres de l’Union Européenne auront deux ans pour transcrire la nouvelle directive dans leurs législations nationales.




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Dossier

Droit d’accès et comptes à privilèges

Jacques Cheminat 0 144021
Equifax, Deloitte, Uber, les récentes violations de données ont souvent des techniques de piratages différentes, mais un élément commun, obtenir l’accès à des applications critiques comme les bases de données, les bases clients, les informations bancaires. En général ces programmes sont soumis à habilitation et rattachés à des comptes à privilèges. leur protection est donc une nécessité dans un monde de plus en plus ouvert et insécurisé. Dossier publié avec le concours de Kleverware.
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