Le groupe d’hacktivistes, Anonymous, a piraté ce matin le site web du premier ministre de la Nouvelle-Zélande, John Key. Les commanditaires de cette attaque protestent contre les plans et les facilitations données à l’agence de renseignement du pays pour espionner les résidents locaux.

Un groupe se présente comme les Anonymous de la Nouvelle-Zélande « NZ Anonymous » a posté une vidéo sur Youtube selon laquelle il a mené des cyberattaques contre le site web du premier ministre John Key et 12 autres liés au parti au pouvoir tout en lui montrant son mépris vis-à-vis de ce parti. 

"John Key ne vous trompez  pas, la majorité des Néo-Zélandais s’oppose à ce projet de loi’’, un des extraits de la vidéo.
« Grâce à votre propre arrogance et votre réticence à écouter les gens, nous avons décidé d’agir directement », a déclaré le groupe.

Le site fonctionnait normalement mardi aprs-midi. Le premier Ministre, lors de son intervention à la Radio New-Zealand a condamné l’acte en déclarant que «  Ces gens sont évidemment en train de faire quelque chose qui est à la fois illégal et inapproprié ». 

Le service de renseignement de la Nouvelle-zélande, le bureau de la sécurité des communications du gouvernement (GCSB) est actuellement interdit d’espionner les citoyens néo-zélandais mais Key soutient que cette restriction doit être enlevée afin de permettre à cet organisme une meilleure coopération avec l’armée et la police dans la lutte contre la cybercriminalité dans un environnement de Cyber-sécurité de plus en plus complexe.

Le projet de loi est actuellement en attente de validation par le Parlement qui devrait être adopté par un vote simple malgré les préoccupations exprimées par The Law Society et les géants du web comme Facebook et Google.


 







Noter cet article (de 1 = Nul à 5 = Excellent) Valider

Dossier

Droit d’accès et comptes à privilèges

Jacques Cheminat 0 144021
Equifax, Deloitte, Uber, les récentes violations de données ont souvent des techniques de piratages différentes, mais un élément commun, obtenir l’accès à des applications critiques comme les bases de données, les bases clients, les informations bancaires. En général ces programmes sont soumis à habilitation et rattachés à des comptes à privilèges. leur protection est donc une nécessité dans un monde de plus en plus ouvert et insécurisé. Dossier publié avec le concours de Kleverware.
RSS
12



Événements SSI