vendredi 5 juin 2020    || Inscription
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Johannes Caspar, un commissaire de la CNIL allemande, connu pour ses combats pour la protection des données personnelles, a critiqué le nouveau capteur d'empreintes digitales de l'iPhone 5S. Ses données personnelles étant attachées à un individu toute sa vie, elles ne devraient pas être utilisées dans un unique but d'améliorer son confort quotidien pour téléphoner.

Suite à l’annonce du capteur d’empreintes digitales de l’iPhone 5S présenté par Apple, lors de sa présentation officielle à Cupertino la semaine dernière, un responsable de la CNIL allemande vient de réagir, ajoutant son inquiétude à celle des spécialistes de la sécurité qui se sont déjà exprimés sur le sujet. Ainsi, Johannes Caspar, commissaire allemand à la protection des données personnelles, a averti ses concitoyens du danger d’utiliser des données si importantes, simplement pour une meilleure utilisation de son téléphone. Selon lui, c’est « mal avisé et stupide » : « Les spécificités biométriques de votre corps, telles que vos empreintes digitales, ne peuvent pas être effacées ou supprimées. Elles restent avec vous jusqu'à la fin de vos jours et restent constantes, elles ne peuvent pas être modifiées », a-t-il annoncé dans le quotidien Spiegel, repris par nos confrères de Numérama.

Aux vues de l’importance de ces données, « il faut donc éviter d'utiliser les technologies d'identification biométrique pour des utilisations quotidiennes ou non-vitales, comme allumer son smartphone. C'est particulièrement vrai si une identité biométrique, telle que votre empreinte digitale, est conservée dans un fichier sur l'appareil électronique que vous utilisez », a précisé Johannes Caspar.

Dans le doute... mieux vaut s'abstenir

Le commissaire allemand rappelle notamment que les révélations autour du dossier Prism ont soulevé, justement, le risque d'échanger ses données personnelles sur des appareils électroniques : « l’utilisateur-moyen d'un iPhone est incapable de vérifier, au niveau technique, ce qui se passe avec son empreinte lorsqu'elle est sur l'iPhone. Il ne peut pas dire avec certitude ou avec facilité à quels types de données privées les applications téléchargées sur l'iPhone ont accès. »

Le même Johannes Caspar avait déjà obligé Google à flouter des immeubles dans son application « Street View ». Il s’était aussi attaché à ce que Facebook modifie les conditions d’utilisation de sa fonctionnalité de « recherche d’amis » : pour retrouver des contacts sur le réseau social, le site propose d’importer ses adresses électroniques… et il les enregistre sans les en informer au préalable !




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