mardi 7 avril 2020    || Inscription
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Nous avons déjà abordé le sujet depuis quelques années dans notre magazine. Comment la communication doit-elle être organisée en temps de crise ?

  • Déclaration officielle et conférence de presse, tous les jours 
  • Série de communiqués, 2 ou 3 fois par jour ? 
  • Ou utilisation des réseaux sociaux, de twitter, et interactions en quasi-temps réel : avec jusqu'à des dizaines de tweets par jour pour occuper l'espace ?

Où en sommes-nous dans le cyberespace ?

L'un des premiers événements parisiens mettant en avant la communication de crise et l'utilisation des réseaux sociaux a peut-être été lancé par l'organisation des "apéros géants" il y a quelques années. Mouvements spontanés et peu contrôlables ... 100.000 personnes, voire 1 million de personnes sur le champs de Mars pour un "apéro géant" ne sont pas des événements sans risque.

A cette époque, la Préfecture de Police de Paris (PPP) avait décidé de prendre les devants et d'ouvrir un compte twitter : en juillet 2010. L'objectif était d'établir le dialogue et de prévenir les débordements. Savoir pour prévoir.

Aujourd'hui 33.700 personnes sont abonnés (ou amis) du compte twitter de la PPP. Et les forces de l'ordre communiquent ainsi en bonne intelligence avec les citoyens, de tous bords politiques.

Les industriels connaissent les contraintes temporelles de la communication en situation de crise depuis de très nombreuses années. Il est possible de faire parler le PDG sur un grand média ; celui-ci ne pourra pas intervenir plusieurs fois par jour. Entre temps, différents communiqués peuvent être diffusés par le service de la communication de l'entreprise : quelques un par jour au maximum dans le cas d'une crise majeure.

Les réseaux sociaux, dont twitter, autorisent une accélération de la communication permettant d'atteindre un grand nombre de dizaines de diffusions par jour. Le groupe industriel pétrolier français Total a démontré, il y a quelques années, tout l’intérêt, et la force, d'une telle communication. La communication, contre l'entreprise, ne peut pas être contrôlée par des groupes d'opinion hostile si un flux permanent et contrôlé d'information est publié.

Tout cela est connu et enseigné depuis quelques années...

Depuis plusieurs jours, une série d'attaques en déni de service et défacements de sites web sont constatés en France. 19.000 attaques a-t-on dit ...

L'ANSSI a publié mercredi soir un communiqué rappelant une série de bonnes pratiques pour protéger les sites web et les utilisateurs. Ces recommandations sont pertinentes, et d'ailleurs connues depuis de nombreuses années.

Mais une telle communication est-elle encore pertinente ? Le prochain communiqué sera publié ... la semaine prochaine ? La cuirasse n'a-t-elle pas toujours un temps de retard sur le glaive ? Ne faut-il pas accélérer le rythme de nos systèmes d'information  et de leurs publications sur les smartphones avec la 4G ?

 L'ANSSI a réservé, fort intelligemment, un compte twitter à son nom depuis quelques temps. Il ne serait en effet pas sérieux de voir un intrus usurper le nom d'un service de l’État. Mais, en temps de crise, ne serait-il pas pertinent d'utiliser de tels outils pour accélérer les processus de communication en matière de SSI ? Les services de l’État ne doivent-ils pas savoir communiquer très rapidement  avec les webmestres de toutes nos collectivités territoriales et de nos entreprises ?

 

Nous avons des écoles, des professionnels, des geeks pour faire face au défacements...  et même quelques médias ...

 

19.000 sites défacés : c'est beaucoup ...

 

 




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