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La technologie de reconnaissance vocale est en service depuis près de 10 ans au sein de l’agence américaine de renseignement et a permis d’automatiser la conversion informatique des conversations téléphoniques.

Il suffit de voir aujourd’hui avec quelle précision fonctionnent nos smartphones lorsqu’on leur dicte des messages ou des courriers pour constater à quel niveau est parvenue la reconnaissance vocale. Et cela fait déjà quelques années que des programmes de ce genre fonctionnent parfaitement sur les applications de bureautique avec des simples PCs. Dans ces conditions, lorsqu’on imagine la puissance de calcul des ordinateurs de la NSA, il est facile d’imaginer que la NSA enregistre les conversations téléphoniques, les convertit sous une forme numérique, les stocke et peut ensuite procéder à des analyses de type Big Data. Tout le monde s’en doutait et cela est désormais confirmé par des documents d’archive provenant de la collection d’Edward snowden et publiés par The Intercept.

Des mots clés qui rappellent les écoutes en Allemagne

Notre confrère précise que bien que la perfection dans ce domaine demeure un graal, les documents fournis par E. Snowden montrent une utilisation intensive des mots clés pour extraire les contenus et les analyser ensuite à l’aide d’algorithmes pour isoler les conversations « intéressantes ». Notons que cette série de mots clés est dans la même veine que ce qu’il s'est passé pour les services secrets allemands, à la demande de la NSA.

Les documents fournis par Snowden montrent une utilisation forte de ces techniques de reconnaissance vocale dans les zones de guerre : Irak, Afghanistan ainsi qu’en Amérique latine. Apparemment, précise The Intercept, tout ceci s’est effectué en dehors de tout contrôle juridique ou législatif. Là encore, l’actualité nous rattrape dans la mesure où la Loi sur le Renseignement votée mardi va permettre de faire la même chose (pour la voix ET les données) dans un cadre, certes légal, mais qui s’apparente voire dépasse ce qui se passe dans les dictatures.

Des programmes toujours plus sophistiqués

Concernant la NSA différents programmes se sont succédé : RHINEART en 2006, VOICERT en 2009 et finalement SPIRITFIRE en 2013. Les conversations peuvent être interceptées et transcrites qu’elles proviennent de lignes fixes, mobiles ou en voix sur IP. 

Si la surveillance des conversations dans les zones de guerre ne suscitent aucune réprobation de la part des citoyens américains, le renseignement faisant partie intégrante voire déterminante d’un conflit, la situation reste beaucoup plus floue quant à l’espionnage généralisé dont ont pu être victimes les citoyens américains ainsi que l’espionnage économique auquel auraient pu se livrer les Etats-Unis à travers ces programmes. Une nouvelle fois, reviennent en boomerang les révélations sur ce qu’il s’est passé en Allemagne.




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