jeudi 28 mai 2020    || Inscription
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Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, a livré ce matin en conférence plénière au FIC un discours à la fois emprunt de gravité sur le terrorisme, et marqué par quelques avancées dans le domaine de l’aide aux PME et aux particuliers dans la lutte contre la cybercriminalité.

 

Dans le grand amphi Vauban du FIC, Bernard Cazeneuve a donné le ton : faisant référence au FIC comme «un rendez-vous désormais incontournable pour tous ceux qui travaillent dans la cybersécurité», il a commencé par souligner l’âpreté de la lutte de l’Etat contre le terrorisme, et notamment le cyberterrorisme, étant entendu que la radicalisation des terroristes passe avant tout par la cyberpropagande, « et que le combat contre le terrorisme se situe aussi contre le cyberespace ».

A cet égard, il est significatif de voir, selon le ministre, que 32000 (!) contenus d’apologie du terrorisme ont été constatés sur Internet après les attentats du 13 novembre dernier. L’OCLCTIC (Office Central de Lutte contre la Criminalité liée aux Technologies de l’Information et de la Communication) a ainsi répondu à 1000 demandes de retraits de contenus et de déréférencement de contenus délictueux, et 283 sites ont été bloqués.

Le ministre a aussi rappelé s’être déjà rendu il y a un an en Californie afin d’installer les bases d’une « collaboration vertueuse » avec les grands acteurs de l’Internet américain pour lutter contre le terrorisme. Cette visite se reproduira cette année.

Des enquêtes sous pseudonyme

De plus, dans le cadre des nouvelles mesures des investigations sur internet qui peuvent être menées par les forces de police et de gendarmerie, le ministre a évoqué la possibilité pour les enquêteurs de mener leurs investigations sous pseudonyme.

De manière plus générale, le ministre a indiqué qu’une Délégation Interministérielle de lutte contre les cybermenaces allait être constituée sous son autorité, et dirigée par le préfet Jean-Yves Latournerie.

Le ministre a ensuite annoncé, et c’est important pour le tissu économique en majorité constitué par des petites entreprises de notre pays, qu’un groupe de travail présidé par le directeur de l’ANSSI, Guillaume Poupard, et le préfet Jean-Yves Latournerie allait se pencher sur l’accueil des victimes (PME, particuliers) de cybermalveillance. C’est particulièrement critique quand on sait que la plupart des PME, sans compter les particuliers, sont en général complètement dépassés quand ils sont les victimes d’une cyberattaque : qui contacter, comment restaurer la situation, etc…

Le ministre a conclu sur une note martiale en déclarant que la guerre, puisque guerre contre le terrorisme il y avait, allait continuer, et qu’il fallait engager toutes les forces dans la bataille.




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