Politiciens, hommes d’affaires, footballeurs etc. Beaucoup se sont faits remarquer lors des révélations des Panama Papers sur l’utilisation de sociétés offshore. Mais des cybercrimels pourraient eux aussi y avoir recours.

C’est Trend Micro qui, selon ses sources, aurait découvert que les cybercriminels déjà habitués au blanchiment d’argent rechigneraient peut-être eux aussi à payer leurs impôts. Sur des forums difficiles à trouver pour le commun des mortels, des publicités feraient la promotion du blanchiment dans des pays offshore, en République Dominicaine,  aux Iles vierges Britanniques et... au Panama. Surtout concernant les services d’offshoring basés en Allemagne et en Russie.

Trend Micro revient sur ce que proposent ces publicités. Elles offrent la possibilité de monter une société offshore, de s’occuper des formalités, d’ouvrir des comptes en banques et d’envoyer au client ses cartes de crédits.

Une personne ou une société détiendra la structure offshore. Un contrat de confiance est signé et spécifie que le propriétaire nominal n’aura pas de contrôle sur les fonds de la société. Ces services d’offshering ouvrent des comptes dans le pays d’accueil et de fausses transactions financières donneront l’illusion que la société existe. Plusieurs cartes de crédits fournies avec un portefeuille WebMoney lui-même lié aux cartes sont données au client. Un moyen pour les cybercriminels de déplacer leur argent.

Des offres pour du blanchiment

Ces pubs restent différentes de celles déjà connues qui proposent un simple blanchiment d’argent via des propositions de placements par exemple. Trend Micro cite Seva, un nom qui propose ce genre de services depuis 2011. Il serait même l’un des plus importants sur le marché. Et les utilisateurs ne tarissent pas d’éloges à son sujet. Son activity log compterait de nombreux remerciements pour « Service efficace et rapide ».

Capture d'écran de Trend Micro. Il s'agit du bandeau officiel de Seva.
 




Autres News Cyber Crime

Noter cet article (de 1 = Nul à 5 = Excellent) Valider

Dossier

Droit d’accès et comptes à privilèges

Jacques Cheminat 0 143905
Equifax, Deloitte, Uber, les récentes violations de données ont souvent des techniques de piratages différentes, mais un élément commun, obtenir l’accès à des applications critiques comme les bases de données, les bases clients, les informations bancaires. En général ces programmes sont soumis à habilitation et rattachés à des comptes à privilèges. leur protection est donc une nécessité dans un monde de plus en plus ouvert et insécurisé. Dossier publié avec le concours de Kleverware.
RSS
12



Événements SSI