mardi 25 septembre 2018    || Inscription
BanniereNews
 
 

Suite à l’attentat de Nice qui a fait au moins 84 morts (bilan provisoire), François Hollande a décidé de maintenir le renforcement de la sécurité via une nouvelle prolongation de l’état d’urgence pour trois mois. Il ne s’agit pas seulement de rajouter des militaires dans la rue, mais aussi lutter sur le Net, avec plus ou moins de réussite.

Suite aux attentats du 13 novembre 2014 qui avaient fait 130 morts à Paris, l’état d’urgence était décrété et entraînait une intensification de la chasse aux djihadistes, physiquement mais aussi numériquement. Une loi votée en 2014 autorisait le blocage d’un site suspecté d’apologie du terrorisme, mais au lendemain du 13 novembre, cette loi était renforcée. Désormais, c’est le ministre de l’Intérieur qui décide. Ce dernier peut « prendre toute mesure pour assurer l’interruption de tout service de communication au public en ligne provoquant à la commission d’actes de terrorisme ou en faisant l’apologie ». Un point fortement critiqué par la commission consultative des droits de l'Homme, autorité administrative du gouvernement, qui affirmait que l'intervention d'un juge était nécessaire pour ordonner et contrôler le retrait d'un contenu illicite et le blocage d'un site internet. Après l'attentat qui a frappé Nice hier soir, ce système, tout comme le cadre plus global de l’État d'urgence est reconduit pour trois mois.

Des résultats mitigés

Depuis novembre dernier, le blocage des sites s’est effectivement accéléré. Si "l’état islamique" recule sur le terrain, sa présence sur internet baisse tout autant. Par exemple, en mars 2015, cinq sites avaient été fermés. Parmi eux, al Hayat Media Center, une branche du groupe état islamique chargée de sa communication. En avril, et depuis le 13 novembre, 56 sites avaient déjà tombé le rideau pour apologie du terrorisme. Les internautes qui passaient par leurs fournisseurs d’accès étaient redirigés vers un avertissement du ministère de l’Intérieur.

 

Malgré ces interdictions en pagaille, la Cnil avait, toujours en avril, publié un retour d’expérience sur le bilan de cette stratégie. Sur tous ceux qui ont vu s’afficher cette main rouge, 99% se rendaient sur des sites pédopornographiques, et 1% sur des sites djihadistes. A noter que même si l’individu se connecte via Tor ou d’autres moyens de navigation discrets, le clic est comptabilisé. Bref, les sites internet pro-djihad restent visiblement assez confidentiels. Quant à l'application alerte-attentats SAIP, elle a été inopérante en cette terrible nuit du 14 juillet. Le ministère de l'Intérieur a bien transmis des informations et des mises à jour, mais il semble que celles-ci aient été bloquées chez l'éditeur, Deveryware. Le prestataire a été convoqué aujourd'hui Place Beauvau.  

Et sur les réseaux sociaux ?

L’offensive se mène également sur Facebook, Twitter etc., qui ont la réputation de servir de centre de recrutement à l’État Islamique. Mais la propagande de Daech y a fortement reculé. Le contenu en ligne lié au groupe a chuté de 45% sur Twitter en deux ans. Les comptes des sympathisants sont suivis par 300 abonnés en moyenne contre 1500 en 2014.  Une baisse imputée à la fermeture régulière des pages qui, lorsqu’elles rouvrent, doivent se reconstituer un carnet de followers.

D’autre part, les messages préventifs gagnent en visibilité. Selon Associated Press, 6 contenus anti-EI circulent contre 1 pro-EI. Que ce soit à l’initiative d’associations ou des États, comme en France avec la campagne stop-djihadisme.gouv.fr.

A noter que les réseaux sociaux sont régulièrement taxés de laxisme à l’égard des contenus liés au terrorisme. Parfois même accusés  de participer indirectement à la radicalisation et au passage à l’acte.  Reynaldo Gonzalez, père d’une des victimes du 13 novembre, a porté plainte contre  Google, Facebook et Twitter. Il leur reproche de laisser Daech recruter des membres, diffuser de la propagande, collecter des fonds via leurs plateformes... Un vrai casse-tête pour les gouvernements, même si de ce côté, l’Union Européenne  a récemment obtenue des garanties après la signature d’un code de bonne conduite avec Facebook, Twitter et YouTube qui vise à lutter contre les propos haineux. Dans cette optique, YouTube et la firme de Mark Zuckerberg utilise déjà un système de blocage automatique des vidéos de Daech.




Noter cet article (de 1 = Nul à 5 = Excellent) Valider

Dossier

Droit d’accès et comptes à privilèges

Jacques Cheminat 0 47912
Equifax, Deloitte, Uber, les récentes violations de données ont souvent des techniques de piratages différentes, mais un élément commun, obtenir l’accès à des applications critiques comme les bases de données, les bases clients, les informations bancaires. En général ces programmes sont soumis à habilitation et rattachés à des comptes à privilèges. leur protection est donc une nécessité dans un monde de plus en plus ouvert et insécurisé. Dossier publié avec le concours de Kleverware.
RSS



Événements SSI

LES ASSISES

Grand rendez-vous annuel des RSSI, les Assises de la sécurité des systèmes d'information se tiennent à Monaco (Grimaldi Forum) du 10 au 13 octobre 2018. Organisées par DG Consultants.

TRUSTECH

Cet événement international dédié aux "technologies de la confiance" qui intègre désormais le salon Cartes Secure Connexions (jusqu'en 2015 celui-ci se tenait à Paris Villepinte) est organisé à Cannes (palais des festivals) du 27 au 29 novembre 2018. Organisé par Comexposium.

 

FIC

Le 11ème Forum International de la Cybersécurité occupe les 22 et 23 janvier 2019 le Grand Palais de Lille. Organisé par la Région Hauts-de-France et Euratechnologies, la Gendarmerie Nationale et CEIS.

RENCONTRES AMRAE

Les 27èmes Rencontres de l'AMRAE (Association française des professionnels de la gestion des risques et des assurances) , le congrès annuel de référence des métiers du risque et des assurances, ont lieu du 6 au 8 février 2019 à Deauville (Centre International) sur le thème : "Le risque au coeur de la transformation". Organisées par l'AMRAE.

ACCESSECURITY

AccesSecurity, salon euro-méditerranéen de la sécurité globale, se tient à Marseille (Chanot) les 6 et 7 mars 2019. Organisé par Safim.

IT & IT SECURITY MEETINGS

IT & IT Security Meetings, «salon des réseaux, du cloud, de la mobilité et de la sécurité informatique», se tient à Cannes, Palais des Festivals et des Congrès du 19 au 21 mars 2019. Organisé par Weyou Group.

RSS