lundi 19 août 2019    || Inscription
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Hier, dans les locaux (bien cachés) de l’Anssi quai de Grenelle, Louis Gautier (secrétaire général de la Défense et de la Sécurité Nationale), Axelle Lemaire (secrétaire d’Etat au Numérique), David Martinon (ambassadeur pour la cyberdiplomatie et l’économie numérique) et Guillaume Poupard, directeur général de l’Anssi, ont jeté les bases d’une réflexion à la fois humaniste et empreinte de bon sens sur les bases du droit d’une éventuelle cyberpaix. Pour autant, la question n’est pas simple. 

 

Les quatre acteurs de la réunion partent d’un constat de bon sens. Face aux développements de la menace et des actions de guerre numérique, ne faut-il pas, comme le dit Louis Gautier « instaurer de bonnes pratiques » et jeter les bases d’un droit international de la cyberpaix, comme l’a fait de manière historique la France dans le domaine des relations internationales et des droits dans l’Homme, en écho d’une philosophie héritée du Siècle des Lumières ? Face aux développements des actions de cyberguerre « il existe une autre réponse que celle de la restriction » explique Louis Gautier. « La Convention de Genève a jeté les bases du droit de la guerre et du droit de la paix », explique Axelle Lemaire, visiblement très concernée par la question. « Il devrait être possible maintenant de pouvoir faire entendre la musique d’une cyberpaix ». Pourtant peu suspect d’être un pacifiste bêlant, ingénieur et militaire de formation, Guillaume Poupard déclare : « nous vivons dans un monde analogue à celui du Far West, où tout le monde possède un colt numérique à la ceinture. Je suis convaincu qu’on peut construire autre chose », et jeter les bases d’un droit international de la cyberpaix, comme il l’avait évoqué lors de la réunion du Cefcys en novembre dernier ( http://www.mag-securs.com/news/articletype/articleview/articleid/34933/conference-du-cefcys-les-femmes-apotres-de-la-paix-dans-le-cyberespace.aspx).

Un colloque international sur le sujet

Pour autant, les bases de cette cyberpaix ne seront pas faciles à mettre en place, car les acteurs dominants, notamment la Russie, les Etats-Unis ou la Chine, ont tendance à faire d’abord parler la poudre et les attaques en premier. Ceci nous rappelle les réflexions d’un ancien de nos professeurs de droit international qui déclarait : « le droit international est celui du plus fort »… ce qui n’ pas empêché, selon les conceptions françaises humanistes, de faire évoluer le droit des populations, celui des victimes des conflits  vers plus d’humanité.

La France, par le biais du ministère des Affaires étrangères et de l’ambassadeur pour la cyberdiplomatie et l’économie numérique David Martinon, entend faire jouer sa petite musique dans la définition d’un droit de la cyberpaix.  Notamment en mettant en place une plateforme numérique, lancée le 25 janvier et accessible en 10 langues (allemand, anglais, arabe, chinois, coréen, espagnol, français, italien, portugais, russe), et qui récoltera les idées des citoyens de tous les pays intéressés, et en organisant un grand colloque sur le sujet les 6 et 7 avril à l’Unesco, à Paris, dont nous rendrons compte bien sûr dans nos colonnes. 




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