dimanche 20 août 2017    || Inscription
BanniereNews
 
 
News Partenaires

2016 a été une année record en matière de failles de sécurité. De récentes études indiquent que le nombre de dossiers exposés a atteint les 4,2 milliards l'année dernière, contre seulement 1,1 milliard en 2013.

[Lire l'article...]

Le nouveau secrétaire d’État Mounir Mahjoubi, qui ne s’était jamais montré très disert sur les questions de sécurité de l’information, a déclaré « vouloir faire de la cyberdéfense et de la cybersécurité une priorité nationale ». Cette déclaration flamboyante dépassera-t-elle l’effet d’annonce ? Nous l’espérons… 

 

Sans surprise, Mounir Mahjoubi, ancien conseiller d’En Marche sur les questions numériques, a été nommé secrétaire d’État en charge du Numérique. Sa nomination suscite deux remarques : c’est un poste de secrétaire d’État (rattaché au Premier ministre) et non de ministre à part entière. Dommage…  Ensuite, le nouveau secrétaire d’État, qui ne s’était jamais montré très disert sur les questions de sécurité de l’information, a déclaré au micro de France Info en début de semaine « vouloir faire de la cyberdéfense et de la cybersécurité une priorité nationale ».

Sans revenir sur le portrait de Mounir Mahjoubi, diffusé en boucle sur les ondes et les sites Internet, rappelons que cet ancien entrepreneur qui a co-fondé entre autres La Ruche, une plate-forme qui permet à des agriculteurs de vendre leurs produits via des circuits courts, a travaillé pour la start-up le Bridge, filiale du groupe Havas BETC Digital, et pour son agence de communication Mounir et Simon (fondée en 2009). D’origine ouvrière, Mounir Mahjoubi a fait des études de droit à la Sorbonne et de sciences politiques à Cambridge. On pouvait avoir pire comme CV pour un secrétaire d’État au Numérique…

Les questions de cybersécurité, une « priorité nationale » ? 

En ce qui concerne les questions de cybersécurité, sur lesquelles il a affirmé sur France Info vouloir en faire « une priorité nationale », l’annonce de cette volonté affirmée est en soi une bonne chose, mais il va falloir qu’il travaille en étroite coordination avec les autres ministères concernés, à savoir les Affaires étrangères et les Armées. En ce qui concerne les Affaires étrangères, le portefeuille étant détenu aujourd’hui par Jean-Yves Le Drian, il n’y a aucune inquiétude à avoir. C’est probablement l’homme qui connaît le mieux la situation des forces armées sur la cyber sécurité en France, puisqu’il est régulièrement monté au créneau pour la défendre quand il était ministre de la Défense.

Quant à la ministre des Armées (on ne parle plus, dans le gouvernement Philippe, de ministre de la Défense, et cette appellation un peu surannée de ministre des Armées n’avait pas été employée depuis Pierre Messmer, de 1960 à 1969, lequel a tout de même été un grand ministre des Armées), l'eurodéputée Sylvie Goulard, elle reflète bien l’orientation d’Emmanuel Macron en faveur de l’Europe. A charge de Sylvie Goulard de mettre en œuvre les bases d’une véritable défense européenne. Quand, comment, avec quel calendrier et quel budget ? Comment un triumvirat composé d’un jeune loup d’Internet, d’un vieux briscard de la politique mais dont le rôle a été unanimement salué par les militaires, et d’une femme « aux Armées » n’ayant jamais, malgré une connaissance certaine des arcanes de l’Europe, et un caractère dont on reconnaît la combativité, jamais touché aux affaires de défense ? La cohabitation promet d’être intéressante…




Noter cet article (de 1 = Nul à 5 = Excellent) Valider