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2016 a été une année record en matière de failles de sécurité. De récentes études indiquent que le nombre de dossiers exposés a atteint les 4,2 milliards l'année dernière, contre seulement 1,1 milliard en 2013.

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Le remaniement ministériel de mercredi place, pour succéder à Sylvie Goulard, à la tête des armées, Florence Parly, énarque de la promotion Fernand Braudel, qui occupait depuis 2016 le poste de directrice générale de SNCF Voyageurs.

 

Passation de pouvoirs entre Sylvie Goulard et Florence Parly au ministère des Armées le 21 juin 2017 Crédits : J. SALLES©ECPAD

Présentée dans les cercles autorisés comme une femme d’une grande rigueur, mais ne connaissant pas spécialement le secteur de la défense, Florence Parly va prendre en charge un secteur sous haute tension : les armées engagées sur plusieurs théâtres d’opérations depuis longtemps sont au bord de la rupture financière et de l’épuisement. La lutte contre le terrorisme (qui, compte-tenu de l’actualité, n’est pas prête se calmer) et les nécessaires arbitrages budgétaires vont placer cette femme d’allure discrète sous les feux de l’actualité.  

Un bras de fer continuel avec Bercy

Or, si elle paraît avoir la rigueur et la discrétion nécessaires, cette énarque qui a occupé le poste de directrice générale de SNCF Voyageurs n’est pas pour rassurer les acteurs de la défense. Connaissant parfaitement les rouages de l’État, cette administratrice civile hors classe n’a cependant aucune compétence particulière vis-à-vis de cet univers qu'elle va découvrir. Florence Parly arrive à ce poste-clef avec une image de haut fonctionnaire des finances. Elle fut conseillère puis secrétaire d’État chargée du budget auprès du Premier ministre Lionel Jospin de 1997 à 2002. Il lui faudra rassurer des armées échaudées par un bras de fer continuel avec Bercy. « La difficulté notoire persistante des relations entre le ministère chargé des finances et celui de la défense se révèle préjudiciable », relevait le 13 juin fort à propos Jean-Pierre Raffarin, président (LR) de la commission des affaires étrangères du Sénat, dans un rapport bipartisan sur l’avenir des armées.

L’enjeu, explique l’ancien Premier ministre, est d’éviter qu’un « projet de loi des finances publiques couvrant la période 2018-2020 ne préempte les arbitrages militaires » jugés nécessaires à la sécurité nationale.




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