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2016 a été une année record en matière de failles de sécurité. De récentes études indiquent que le nombre de dossiers exposés a atteint les 4,2 milliards l'année dernière, contre seulement 1,1 milliard en 2013.

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Le CEMA (chef d’état-major des Armées) le général Pierre de Villiers a démissionné de ses fonctions le 19 juillet dernier, après un bras de fer qualifié d’« historique » avec le président de la République.

 « Aucun chef d’état-major des armées n’a été amené à démissionner » depuis que le poste a pris sa configuration actuelle de plus haut responsable militaire placé sous l’autorité du ministre de la défense, en juillet 1962, explique l’historien Philippe Vial, chercheur au service historique de la défense. « Seuls des chefs d’état-major d’armée ont démissionné sous la Ve République », précise l’universitaire au site du journal « Le Monde » peu après l’évènement. 

Ce n’est pas la première fois qu’un chef des armées démissionne de ses fonctions pour dénoncer l’insuffisance des moyens octroyés à l’armée : ils sont quatre à ce jour. Le premier est l’amiral André Patou le 28 mars 1970, qui refuse la baisse des moyens de la marine imposée par le ministre de la Défense nationale, Michel Debré. Ensuite, ce sont trois chefs de l’armée de terre qui ont choisi de partir prématurément. « Le général Jean Lagarde quitte silencieusement ses fonctions le 30 septembre 1980 pour protester contre l’insuffisance des moyens octroyés », indique encore Philippe Vial sur le site du Monde. 

Une crise qui couvait depuis longtemps

La crise couvait depuis apparemment longtemps entre Emmanuel Macron et le CEMA, sur fonds d’arbitrage apparemment un peu trop musclé du chef de l’Etat sur les moyens alloués aux armées, Emmanuel Macron ayant fortement recadré le général Pierre de Villiers lorsque celui-ci avait émis de fortes critiques ayant remonté jusqu’à Bercy sur la faiblesse des moyens accordés aux armées.

Dans un communiqué daté du 19 juillet dernier, le général Pierre de Villiers s’exprime ainsi : 

« Dans les circonstances actuelles, je considère ne plus être en mesure d’assurer la pérennité du modèle d’armée auquel je crois pour garantir la protection de la France et des Français, aujourd’hui et demain, e soutenir les ambitions de notre pays. Par conséquent, j’ai pris mes responsabilités en présentant, ce jour, ma démission au Président de la République, qui l’a acceptée ». 

Quid du cyberespace ? 

Au-delà de saluer le courage d’un homme qui a défendu son honneur de soldat jusqu’au bout, la démission  du CEMA pose questions : le modèle pro-européen de défense voulu par Emmanuel Macron va-t-il être capable de soutenir l’engagement au-delà des limites humainement admises des soldats français dans la lutte ant-terroriste ? Ensuite, l’engagement dans le cyberespace, enjeu vital de notre défense, sera-t-il maintenu au même niveau ? Emmanuel Macron a fait du  développement du numérique un de ses axes de campagne.

Il appartiendra  au successeur de général Pierre de Villiers, en accord avec le Président de la République, le général François Lecointre, actuellement chef du cabinet militaire du Premier ministre, de défendre cette orientation au niveau militaire. Le général François Lecointre , âgé de 55 ans, est issu de l'infanterie de marine. Saint-cyrien, il  a notamment servi au Rwanda pendant l'opération Turquoise puis en ex-Yougoslavie durant la guerre. Il avait rejoint Matignon en septembre 2016, où il avait été chef du cabinet militaire de Manuel Valls, puis de Bernard Cazeneuve et enfin d'Édouard Philippe.




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