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2016 a été une année record en matière de failles de sécurité. De récentes études indiquent que le nombre de dossiers exposés a atteint les 4,2 milliards l'année dernière, contre seulement 1,1 milliard en 2013.

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A l’occasion d’une conférence le 19 septembre 2017, le commissaire britannique chargé de la sécurité, Julian King, propose, dans le cadre des travaux de la Commission Junker, la création d’une nouvelle agence dédiée à la cyber-sécurité. L’information est relayée sur le site www.linformaticien.com.

Il s’ensuit plus de questions que de réponses…

La nouvelle entité sera dotée de plus de moyens dit-on. Elle devra travailler à la protection des entreprises européennes autant qu’aux institutions démocratiques. « C'est une question économique clé, mais aussi une question politique », explique Julian King. Cette annonce s’inscrit dans la lignée des cyber-attaques connues cette année. Mais elle pose en fait beaucoup plus de questions qu’elle n’apporte de réponses, tant à l’échelle européenne, que dans la vie des institutions françaises.

L’annonce paraît, à ce stade, découplée de toute vision armée de la cyberdéfense. L’OTAN n’est pas citée, pas plus que les commandements militaires des différents pays de l’Union. Il s’agirait plutôt d’une approche civile transnationale. Mais une telle agence existe déjà avec l’ENISA, en Crète. S’agit-il de la remplacer, ou de la compléter, et pour quoi faire ? La réponse n’est pas donnée… Quelle sera la gouvernance de cette agence au sein de l’Union européenne ?

Une occasion de repenser le rôle et les missions de l'ANSSI ...

La question rebondit dans les affaires nationales françaises. L’ANSSI est rattachée, à ce jour, aux services du Premier ministre par le SGDSN. Mais force est de constater que les grandes décisions gouvernementales passent désormais par les services de l’Elysée. Le chef des armées n’a plus de ministre de la Défense, mais une ministre des Armées. Les questions internationales de cyberdéfense se font en interaction avec  les Affaires étrangères. La vision européenne de la cyberdéfense semble se construire autour de l’axe franco-allemand : ANSSI et BSI. Comment ce paysage peut-il être amené à évoluer avec la création d’une nouvelle agence européenne ? Et l’ANSSI ne doit-elle pas voir sa mission précisée, ou redéfinie, à l’aulne de la prochaine loi de programmation militaire ? Les questions sont à peine posées dans le débat national : est-il temps de repenser les rôles et missions de l’ANSSI fin 2017, ou début 2018, après sa création en 2009 ?

La doctrine française actuelle vise à séparer les actions de cyber-défense et celles de cyber-attaques avec les renseignements militaires, voire des actions de sabotage et de destruction d’adversaires. Cette doctrine n’est pas celle de plusieurs de nos alliés. Sur quelle doctrine devrait reposer l’action de cette nouvelle agence : une vision française, ou une vision plus américaine ?

La question se pose aussi de comprendre les périmètres d’action de cette agence sur la question des données personnelles et de la protection de la vie privée. Quels liens avec le groupe de travail G29 et avec les CNILs ?  

En France, l’ANSSI et la CNIL sont reconnues pour leurs compétences de techniciens : sécurité informatique et vie privée. Elles ne s’imposent pas pour leur maîtrise des enjeux économiques et des débats métier. Dans le secteur des services de paiement, par exemple, l’ANSSI ne fait rien et laisse la place à la CFONB. Sur d’autres sujets industriels, elle s’éclipse derrière les Commissions de l’Afnor. Son homologue allemand est plus impliqué dans la vie et les enjeux économiques. Quelle position prendra la future agence européenne ? En parlant d’enjeux politiques, le Commissaire Julian King laisse penser qu’il pourrait être envisagé d’aller au-delà du périmètre actuel d’action de l’ANSSI pour traiter en profondeur d'enjeux plus économiques.

... mais aussi de préparer le nouveau cadre européen de la cyber-sécurité

Enfin, tous les Etats membres travaillent actuellement sur la transposition de la Directive NIS dans les droits nationaux. En indiquant vouloir accepter une notion élargie du concept d’opérateurs de services essentiels, l’ANSSI n’a pas réellement précisée sa position. Et d’ailleurs, les futurs opérateurs de services essentiels savent-ils qu’ils vont être qualifiés ainsi, et savent-ils à quelles exigences ils vont devoir se soumettre ? A l’heure actuelle, sans doute pas le moins du monde… Dès lors, qui donnera le rythme pour la mise en place de ces référentiels de sécurité : les agences nationales, ou une future agence européenne ? Finalement, quelle sera le rôle de cette agence : communication et coordination, ou détermination de nouvelles exigences avec des pouvoirs de contrôles et d’actions coercitives, et règlementaires ?

L’annonce du Commissaire Julian King pose décidemment plus de questions qu’elle n’apporte de réponse. Elle met également en lumière une certaine situation de flou actuel concernant les institutions françaises.




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