Jordanie : les journalistes s’élèvent contre une loi sur la cybercriminalité
Une loi provisoire sur la cybercriminalité adoptée par le gouvernement jordanien est mal vue par les journalistes. Ils dénoncent une dérive vers une loi martiale de contrôle total de l’information par les autorités jordaniennes.

Selon le CPJ (Committee to Protect Journalists), basé à New-York, cette loi « accorde aux autorités des pouvoirs considérables pour restreindre le flux d’information et limiter le débat public ».

La loi interdit « l’envoi ou l’affichage d’informations relevant de la diffamation ou de la calomnie via l’internet ou tout autre media ». « La loi interdit  aussi l’obtention d’informations non disponibles au public, sur la sécurité nationale ou les relations étrangères du royaume, la sécurité publique ou l’économie nationale ».

Si elle est approuvée par décret royal, la loi porterait atteinte à l’image de la Jordanie comme une société libre et ouverte estime le CPJ. « On se croirait sous loi martiale », affirme même Samir Hayari de l’agence Ammon.

De son côté, le ministre de l’Information Ali Ayed s'explique « la loi a été émise pour faire face aux développements de la technologie de l’information. Elle n’incrimine pas des personnes pour avoir exprimé leurs opinions ».




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Jacques Cheminat 0 144300
Equifax, Deloitte, Uber, les récentes violations de données ont souvent des techniques de piratages différentes, mais un élément commun, obtenir l’accès à des applications critiques comme les bases de données, les bases clients, les informations bancaires. En général ces programmes sont soumis à habilitation et rattachés à des comptes à privilèges. leur protection est donc une nécessité dans un monde de plus en plus ouvert et insécurisé. Dossier publié avec le concours de Kleverware.
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