Les primaires organisées par l'UMP pour la conquête de la mairie de Paris devaient être un modèle démocratique. Mais le scrutin uniquement par voie électronique alimente des soupçons de fraude à grande échelle.

Le site MetroNews a révélé une faille de sécurité dans le système de vote électronique mis en place par Docapost. Un des journalistes a pu voter à trois reprises sans le consentement des électeurs. Le paiement des inscriptions a été opéré avec la même carte bancaire.

« Metronews est parvenu, vendredi matin, à voter au nom de trois électeurs différents lors de cette primaire dont le scrutin a été ouvert à 8 heures du matin. Preuve de ces votes (blancs, afin de ne pas déséquilibrer le scrutin) : trois accusés de réception montrant qu'il est possible de frauder aisément une élection présentée par ses organisateurs comme fiable » lit-on dans l'article.

D’après le quotidien, il est ainsi possible de participer au scrutin sans être inscrit sur les  listes électorales parisiennes.  Le mode d’emploi est simple ; il suffit juste de connaître les coordonnées d’un parisien pour voter (nom, prénom, date de naissance). 

Pour minimiser l’impact de cette information, l’organisme chargé de l’organisation et le président de la fédération de l’UMP de Paris ont rapidement fait une mise au point. Ainsi Philippe Goujon (président de la fédération UMP de Paris) a déclaré sur le plateau de France Bleu : « Vous avez souvent des comptes joints, un couple qui se sert de la même carte bleue. C'est pour ça que la Cnil a autorisé d'ailleurs que deux personnes puissent voter avec la même carte ».

Peu avant l'ouverture du scrutin vendredi, la candidate Nathalie Kosciusco-Morizet, favorite du scrutin, a révélé dans un communiqué rendu public que l'utilisation de Java créait des difficultés techniques constatées par quelques électeurs parisiens.




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Droit d’accès et comptes à privilèges

Jacques Cheminat 0 143649
Equifax, Deloitte, Uber, les récentes violations de données ont souvent des techniques de piratages différentes, mais un élément commun, obtenir l’accès à des applications critiques comme les bases de données, les bases clients, les informations bancaires. En général ces programmes sont soumis à habilitation et rattachés à des comptes à privilèges. leur protection est donc une nécessité dans un monde de plus en plus ouvert et insécurisé. Dossier publié avec le concours de Kleverware.
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