Eugene Kaspersky : le cybercrime est aussi sur internet
Grande nouvelle ! Eugene Kaspersky, PDG des Kaspersky Lab, s’est livré, show à l’appui, à une démonstration de grande ampleur le 8 octobre au matin dès potron-minet, pour démontrer que le crime sur Internet, cela existait. S’en est suivi un grandissime sponsoring de la soirée du 8 octobre, au Monte-Carlo Bay.



On s’est parfois demandé si le ton du patron de Kaspersky, oscillant entre l’enthousiasme et le rôle de M. Loyal afin de générer l’angoisse chez ses interlocuteurs, n’avait pas pour but de « vendre » le crime sur Internet comme une des grandes peurs du début de la décennie. Questions, réponses, interpellations en direct de la salle, Eugene Kaspersky ne ménage pas ses effets pour convaincre. Ecoutons-le :

« Tout dépend des NTIC et d’Internet, le divertissement, l’éducation, les réseaux sociaux, les gouvernements connectés à Internet pour les élections, et enfin les systèmes industriels, dont Stuxnet est la plus récente illustration. Tous les business sont sous attaques, et recèlent un risque ».

S’en suit une comparaison entre les nations qui « aiment » ou « n’aiment pas » le logiciel, le Japon étant présumé de pas « aimer » le logiciel, ce qui n’est pas le cas des étudiants russes.

Interpol n'est pas la bonne réponse

« Le cybercrime est organisé comme un business, avec des pages de location de tarifs de botnets, et des conférences de cybercriminels », établit Eugene Kaspersky. Tout cela n’est pas nouveau. Récemment, une attaque de la Sumitomo Bank a failli réussir un détournement de plus de 229 millions de livres sterlings. Un code a été frappé à partir d’un clavier. « Cela aurait été le vol potentiel le plus importants du monde », estime Eugene Kaspersky.

Le grand problème d’Internet, et ce n’est pas la première fois qu’il le dit, c’est qu’il n’y a pas de force internationale pour lutter contre le fléau. Lui qui appelait de ses vœux un Interpol de l’Internet pense maintenant qu’Interpol n’est pas la bonne institution pour lutter contre les dérives de l’Internet. Quelle serait la bonne approche alors ? Le Russe emblématique n’a qu’une seule réponse : une coopération plus grande entre les Etats, qui butte sur la bureaucratie et l’archaïsme des structures nationales. Pas très encourageant…



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